Lettre noire...
Sur une idée d'Enriqueta sur le ßlog des Equipières :
Il s'agit d'écrire une lettre de haine ou de mépris, une lettre noire et agressive, sombre et violente, désespérée aussi éventuellement puis la réponse. Comment répondra l'autre ? Par la haine aussi, par le mépris, par la violence ? Ou bien par l'humour ? Ou encore par l'amour ?
Un jeu qui risque fort de vous révéler beaucoup sur votre part d'ombre et sur votre part de lumière... Un jeu pour ceux qui n'ont pas peur des émotions fortes ! A vos plumes !
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~ Préambule ~
Cette lettre est à considérer comme une suite aux consignes " Prenez soin de vous " et " Loin de vous ".
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Madame,
Mon rang m’interdit de vous traiter autrement, mais... Comment puisse-je vous nommer ainsi ?
Que Dieu me pardonne mes écarts de langage, mais je doute de ne pouvoir garder un style châtier encore bien longtemps !
Vous n’êtes pour moi ni une femme, ni une dame digne de ce nom ; encore moins une demoiselle !
Vous n’êtes qu’une aventurière, une ribaude qui porte en elle ce bâtard d’enfant, pour qui, vous affabulez auprès de votre entourage, la paternité à mon époux. Vous n’êtes qu’une femme de petite vertu, une infâme roulure qui cherche à nous escroquer. Vous avez usé de vos charmes pour attirer mon époux dans vos bras, jusqu’à votre lit.
Lui si naïf, innocent, d’une si grande sensibilité…
Vous avez abusé de lui pour vous faire engrosser !
Mais vous ne réussirez pas à me berner ! D’ailleurs, rien ne prouve que votre rejeton ne puisse être celui de mon époux. Vous avez cherché un pigeon à leurrer. Le premier venu serait le bon. Vous l’avez aperçu sur ce quai de gare, avez deviné son honnêteté, sa haute moralité pour jeter votre dévolu sur lui et ainsi le piéger.
Votre esprit perfide de profiteuse vous a laissé penser que vous alliez pouvoir lui soutirer de l’argent, peut-être même avez-vous pensé que vous pourriez vous faire épouser !
A combien d’homme avez-vous tentez de briser la vie ?
Combien en avez-vous dupé ?
Fort heureusement et grâce à Dieu, votre projet diabolique de détruire notre mariage, notre famille et notre honneur ne pourra aboutir. J’ai intercepté votre lettre comme toutes les précédentes d'ailleurs, sous le couvert de mon beau-père qui ne pouvait admettre qu’une telle infamie ne puisse être à l’origine de son fils. Si cela n’avait tenu qu’à lui, cette affaire serait déjà dans les mains de la police. Vous devez vous douter des influences qu’un homme de sa position peut avoir auprès des autorités… Mais je l’ai convaincu de me laisser faire et je lui ai promis de résoudre ce problème.
Il est dans votre intérêt de cesser vos agissements au plus vite ! Jusqu’à présent je n’avais pas réagi, pensant que vous ne donneriez pas de suite face à mon silence, mais votre insistance me pousse à intervenir.
Sachez, sale garce, qu’il est totalement inconcevable que la réputation de mon époux ne puisse être souillée par votre seule volonté de lui nuire. Vous ne réussirez pas à nous traîner dans la boue car je ne vous en empêcherai ! J’ai par l’intermédiaire des relations tout aussi influentes de mon père, obtenu qu’une enquête soit réalisée afin de vous identifier. J’ai maintenant votre adresse ; s’il le faut, je saurai vous retrouver et vous contraindre à arrêter de nous harceler.
Sachez aussi que je n’ai pas peur de vous, ni même de me salir les mains. Si vous persistez en ne vous montrant pas plus raisonnable, et qu’il faille en venir à des méthodes plus radicales, je n’aurai aucune hésitation, ni même aucun remords à vous saigner telle une grosse truie que l’on égorge. Je n’aurai aucune pitié pour une catin si peu scrupuleuse !
Je ne veux plus entendre parler de vous et je tiens à vous préciser que mes connaissances sont suffisamment haut placées, pour exercer les pressions nécessaires et faire passer mes actes de vengeance, en un crime crapuleux.
Tenez-le vous pour dit !
La réponse sera publiée mercredi.