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Devant moi... Au fil du temps
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19 juin 2007

Liaison déraisonnable

13930582_pConsigne N°48 de chez Coumarine :

La photo de Nicola Ranaldi

Une phrase obligatoire se retrouvera soit comme incipit, soit comme dernière phrase, à vous de choisir:

" Excuse-moi, c'est une erreur..."

~ ° o O o ° ~

& Voici ma version...

Liaison déraisonnable

Excuse-moi, c’est une erreur…
C’était une erreur d’y croire…
Une belle erreur. De celles que l’on fait lorsqu’on est jeune, qu’on agit spontanément, sans réfléchir. Je te convoitais et j’aurais tout fait pour assouvir mon désir, quel qu’en soit le prix.
Seulement, je n’avais pas songé aux conséquences de mes actes…
Depuis le premier jour, je n’ai cessé de penser à toi.
Tu étais une obsession. Du matin jusqu’au soir, mon esprit était prisonnier de ton sourire, de ton regard, obnubilé par ton corps.
Je m’imaginais dans tes bras, je sentais la chaleur de ton souffle courant dans mon cou, atteignant mes lèvres, y déposant de voluptueux baisers. Je sentais la douceur de tes mains, parcourant langoureusement tout mon corps…
Je n’en pouvais plus.
Je me réveillais en sueur, haletante ; me noyant dans mes larmes l’instant d’après, parce que j’étais seule au fond de mon lit, désespérée…
Je devais agir.
Alors, l’autre soir, lorsque je t’ai vu dans la salle, je n’ai pas hésité. Je savais que tout le monde était parti, qu’on serait tranquille. Je me suis approchée de toi ; tu étais surpris de me voir mais tes yeux m’invitaient à rester.
J’ai effeuillé un à un nos vêtements au son de « Sexual healing » que tu écoutais depuis la fin de ton cours. Tu n’as montré aucune réticence, tu t’es laissé guider. Je me suis retournée pour fusionner mon corps ardent au tien, accueillant et doux. J’ai attrapé tes mains pour leur offrir mes seins avides de caresses. Ton appétence s’intensifiait, ensorcelée par nos désirs, nous emportant dans d’exaltées danses.
Et puis, tout a basculé.
Il est entré comme une furie, nous a injurié, bousculé. Il t’aurait frappé si je ne m’étais pas jetée sur lui. Il m’a dévisagée ; ses yeux étaient emplis de haine. Je me demande encore si c’était à cause des coups affligés, par jalousie ou par dégoût de nous voir ensemble, trop différents mais pourtant si purs.
Pour éviter le scandale, tu as dû t’enfuir, tout abandonner, par ma faute…
Pardon… Je regrette.
Alors, reviendras-tu ?

Cette note chez Coumarine

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Commentaires
V
J'aurais pu écrire tout le début de cette note jusqu'à ce qu'il rentre ! Moi il n'est pas rentré mais mon mari savait, ce qui je pense était encore plus douloureux pour lui. Mais je reconnais que c'était un erreur ! Au plaisir de te lire. Vie secrete
B
Ca casse ... ça sent le vécu ...<br /> Ouille ouille ouille ...
E
Non mais dis donc, Cassandrali, c'est pas raisonnable de nour faire lire des choses comme ça... :-) C'est de pire en pire ce blog, toujours un cran plus haut dans la sensualité...Est-ce que ton mari est au courant??? Sait-il seulement à quelles activités "immorales" se livre sa femme dés qu'il a le dos tourné? :-))<br /> <br /> Chapeau bas, Madame, tu m'éblouies, tu sais?
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