15 mars 2009
Ose
Avant que je ne te le propose,
Tu prends la pose,
Tu oses
& Composes,
Ton corps grandiose s’expose,
Se métamorphose,
Sous mon objectif virtuose.
Avant que tu ne t’y opposes,
Je sous-surexpose,
Je dose
& Dispose,
De ton corps devenu chose,
En symbiose,
Sous mon objectif hypnose.
Avant que je ne t’indispose,
Tu prends une pause,
Tu l’imposes
& te reposes,
Mon visage se décompose,
En overdose,
De tes paupières mi closes.
Avant que je ne le suppose,
Et sans plus de prose,
Sur moi tu te poses.
Nos corps se superposent,
Se juxtaposent,
En osmose
S'éclosent,
En sur-dose
Implosent,
Explosent,
En apothéose.
17 février 2009
JusTe... Un Peu Plus
La vie ne vaut rien…
Ceux sont les seuls mots qu’il m’ait laissé
Une phrase inachevée gravée à jamais
Dans ma mémoire terrassée
Par les sanglots & les regrets
Quelques mots griffonnés sur un papier
& devant moi, son visage en reflet
Incrusté comme dans un miroir laminé
Par le temps & ses méfaits
Son regard trouble encore mes pensées,
L’ombre des souvenirs ne l’a pas éconduit
Au loin, dans le tombeau des oubliés
Malgré les jours passés d’ennui sans lui
Dans ses délires excentriques
Il se rêvait aussi libre que l’air
Ivre de voluptés éclectiques
Il voulait vivre sa destinée lunaire
Cruelles vérités que celles de la vie réelle
& toute cette existence faite de contraires
Obsédé par son échappée belle
Il les a fui à la vitesse de la lumière
Loin très loin vers une illusoire liberté
Agrippé à une étoile filante dans le ciel
Retenu à la vie par un seul fil étiolé
Qu’il n’a pas hésité à lâcher d’un geste rebelle
La vie ne vaut rien… Mais
J’aurais dû t’aider à y croire un plus aussi
T’offrir juste l’espoir qui te manquait
Te murmurer, dévouée, rien ne vaut la vie
°oOo°
Sur une idée d'Enriqueta, écrivez un poème ou une prose commençant par "La vie ne vaut rien" et se terminant par "Rien ne vaut la vie" ou l'illustrez par une photo.
14 février 2009
Différent
De la passion qui nous a embellie,
Lors des premiers moments que l'on a vécu
Ensemble, puis qui s'est enfuie,
A la jalousie qui peu à peu nous a avilie,
Lors des trahisons auxquelles l'on a cru
L'un et autre, puis s'est tarie,
Il s'est écouler un temps infini.
L'amour si passionnel si étourdissant n'est plus
Ce n'est pas pour autant l'indifférence qui nous lie
Juste l'amour inconditionnel au présent
L'impossibilité de penser à nous au passé
D'envisager le futur avec l'autre absent,
Nul besoin entre nous d'un jour pour le fêter
Notre amour différent s'invite à chaque instant.
°oOo°
La Saint Valentin dans mon esprit à ce jour.
& retrouvez ici, les autres extraits de la conversation des Equipières sur ce même thème.
02 février 2009
L'indifférence

°oOo°
Écoutez d'où vient ma peine
Vous ne l'entendez pas hurler
Elle est pourtant mienne
Ancrée là, depuis tant d'année
Écoutez d'où vient ma peine
& ainsi vous comprendrez
Pourquoi toute cette haine
Ne cesse de me torturer
Écoutez d'où vient ma peine
Si seulement vous le preniez
Ce temps pour l'écoutez
Alors elle ne serrait plus mienne
Écoutez d'où vient ma peine
& Prier tout au long de la journée
Pour qu'elle ne vienne vous épouser
& à jamais vous faire sienne
Écoutez d'où vient ma peine
Celle que vous devriez dénoncer
Elle est en vous, dans vos gènes
Cette indifférence dont vous vous parer
Écoutez d'où vient ma peine
Si seulement si vous osiez…
°oOo°
Sur une idée d'Enriqueta, écrire un poème ou une prose commençant par "Ecoutez d'où ma peine vient" ou bien l'illustrer en photo.
ßon ok, je l'admets j'ai triché, j'ai changé l'incipit mais l'important n'est-il pas de participer ?
24 janvier 2009
Post-It
Sur une idée d'Enriqueta, un jeu dont lethème était le "Post-It"

Appelez, rappelez, convoquez cette personne,
Lisez, corrigez, modifiez, envoyez ce dossier,
Prenez, planifiez, déplacez, changez ce rendez-vous,
Organisez, annulez, reportez cette réunion...
Allez, dépêchez-vous ! Vite, plus vite, c’est urgent !
Assez ! Par pitié cessez, j’en ai plus qu’assez,
Je les envoie toutes au loin, très loin, valser.
Au diable ces sombres processions d’injonctions,
D’obligations qui étouffent mes folles passions.
Tous ces mots griffonnés mêlés, entremêlés,
Sur des bouts de papiers collés, enchevêtrés,
Grisant, noircissant bien trop souvent au néant,
Chaque précieux instant de mon temps s’effilant.
Je me perdrai volontiers dans les songes chamarrés,
De farandoles de vers en cascades irisées,
De nuages de mots en nuances multicolores,
De l’orée de l’aube aux prémices de l’aurore.
Tout oublier, m’échapper dans les abysses de mes pensées,
Respirer les parfums d’évasion, sans plus culpabiliser.
Au rythme exalté des rimes frivoles d’une ritournelle,
J’accrocherai un attrape-rêves à mon ciel arc en ciel.
19 décembre 2008
Des Secre†s en Secre†
oº°
Des secrets illuminés,
Enluminés
Des secrets d’envies,
Cadeau de vie
Des secrets d’échanges,
Dérangent
Des secret de désirs,
Elixir plaisir
Des secrets d’amour,
Un jour au jour
Des secrets discrets,
Découverts
Des secret de songes,
Mensonges
Des secrets de trahisons,
Poisons
Des secrets de larmes,
Désarment
Des secrets de lame,
Lamine l’âme
Des secrets d’espoir,
Des soirs noirs
Des secrets d’après,
Regrets
Des secrets,
En secret en toi,
En secret en moi.
oº°
Quelques mots venus se poser sur l'écran, inspirés par “Le Secre†” de Calogero...
|
Encore une histoire Paroles chez Paroles & Musiques |
|
03 décembre 2008
Adorable Attention...
... De la part de ma fille pour nOus.
Rentré tard après avoir été faire des courses, elle avait préparé la table pour le petit déjeuner de demain dans la cuisine, & mis la table dans le salon afin que nous puissions avec mon cher mari, diner ensemble. Son frère & elle avaient déjà manger, comme prévu, ils nous attendaient bien sagement dans leur lit, chacun dans sa chambre - Ils savent être sages quand ils veulent, certainement motivés par le fait de se douter qu'on allait acheter les cadeaux de Noël...
Bisous puis au lit les petits !!! - A bientôt 13 et 10 ans, ils ne sont plus si petits que cela mais ils le seront toujours pour nous.
Une fois à table, j'ai trouvé un petit mot de ma fille sous la serviette de table. Un adorable poème qui m'a beaucoup touché.
Maman, Papa ° o O o ° Vous êtes là tous les deux Comme deux amoureux Comme deux gens heureux Vous tenant la main Sans pleurs, ni chagrin Comme deux amoureux Comme deux gens heureux Jamais séparés Toujours retrouvés Comme deux amoureux Comme deux gens heureux Vous êtes aussi beaux Que deux tourteraux Comme deux amoureux Comme deux gens heureux Unis par l'alliance Entrez dans la danse Comme deux amoureux Comme deux gens heureux ° o O o ° |
|
Comment ne pas craquer de tendresse là dessus...
01 décembre 2008
Le Défi D'LN

J’ai les chevilles qui gonflent
Serait-ce un problème de mes artères,
Une déficience qui me mettrait à terre,
Le stress ou bien la pollution dans l’air ?
J’ai les chevilles qui gonflent,
& ce n’est pas une mince affaire !
Faudrait-il sur le sofa que je m’affale,
Bien allonger mes jambes à l’horizontal,
Ou pourquoi pas prendre une douche glaciale ?
J‘ai les chevilles qui gonflent,
& tout cela joue trop sur mon moral !
Devrais-je au calme un instant m’assoir,
Ne plus d’être debout du matin au soir,
Me reposer ou m’endormir tel un loir ?
J‘ai les chevilles qui gonflent,
& faut le voir pour le croire !
M’avouerais-je enfin que ce symptôme gênant,
Ne seraient en vérité qu’un refoulement,
Un irraisonné désordre dans mes sentiments,
Perturbant inconsciemment mon comportement ?
J‘ai les chevilles qui gonflent,
Il me faudrait un miraculeux médicament !
Image : © S†ock•xchng - Stylesr1
Ma participation au défi d'HL lancé il y a quelques jours déjà sur son blog.
19 novembre 2008
Des faut...

Mon poème dans La ronde des "Il faut...",
initiée par Enriqueta,
avec pour participants dans mon groupe :
Merci à vous.
Il faudrait songer à mon avenir
Sans plus écouter le destin me mentir
Regarder les fleurs de la vie m'épanouir
& Laisser mon cœur d'extase s'étourdir
| Il faut que je somnole tranquille C'est dire si pour moi c'est difficile Il faut que je hurle comme je m'ennuie A l'attendre ainsi toutes les nuits ! °Plume° Il faut que je mise sur mon potentiel °Jakline° Il faut aussi t'avouer °Khanouff° Il faut, il faudrait, je le sais, réagir |
01 juillet 2008
La Ronde des Si ~ Espoirs
La dernière ronde de poésie lancée sur le blog des Equipières s'inspirait d'une chanson de Niagara "Quand la ville dort" :
"Mais si le ciel ne me tombe pas sur la tête
Si la lune a comme un air de fête
Si la neige ne fond pas au printemps
Alors j'aurais peut-être le temps"
Voici mon poème, écrit à quatre main avec pour co-auteur Pandora, Jenny & Enriqueta :
°oOo°
Si de ma tendresse, tu t'enivres
Et sous mes caresses, tu chavires,
Si enchanteresse, tu me désires
Et de ta détresse, tu te délivres
Si de mes formes, tu t'éprends
Et par mon souffle, te consumes
Si de ton regard, tu m'allumes
Et fais monter la tension d'un cran
Pandora
Si de mes baisers, tu t'animes
Et de mon regard, tu t'embrases
Si de moi, jamais ne te lasse
Et découvre ton miel sur mes cimes
Jenny
Si malgré les années qui passent
Et les sombres ravages du temps
Tu me chéries et m'enlasses
Comme si nous avions vingt ans
Enriqueta
Alors oublies cette tristesse qui te déchires
Sors de ta forteresse pour ne plus mentir
Sans plus de maladresses, reviens me séduire
& enfin dans l'allégresse, accepte de vivre
°oOo°





