Devant moi... Au fil du temps

Des petits riens, des instants de vie pris sur le vif, des émotions dans tous leurs états…

31 janvier 2009

Jour J !!! Avez-vous deviné ???

Jusqu'à ce jour & pour vous enchanter, Michel & son Big Bazard reprendraient en chœur avec vous...

°oOo°

Attention, mesdames et messieurs, c'est aujourd'hui que tout va recommencer
Installez-vous bien confortablement devant votre écran
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, cliquez sur ce lien sans hésiter
Et vous découvrez ce que vous attendiez depuis quelques temps

 

Eh oui les Equipières vont recommencer, elles l'ont ainsi décidez
Elles vont reprendre leurs jeux exaltants et parfois manquer de temps
Mais surtout ne désespérez pas, elles ne vous auront pas oublié
Et rappelez-vous des jours où vous manquez aussi de temps...

°oOo°

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30 janvier 2009

J-1 avant... Devenez toujours quoi ???

Le jour & la nuit, Michel et son Big Bazard continueraient de chanter...

°oOo°

Nous avons plein idées et plein d'ambitions
Comme avant, nous allons faire danser votre imagination
Nous les préparerons à votre attention
Si vous le voulez, c'est de bon cœur que nous partagerons

 

Attention, mesdames et messieurs, c'est demain que ça va recommencer
Nous vous demandons évidemment d'être indulgents
Le spectacle n'est pas bien rôdé, laissez-nous encore quelques années
Il ne pourrait que s'améliorer au fil du temps

°oOo°

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29 janvier 2009

J-2 avant... Devenez quoi ???

Si Michel et son Big Bazard étaient là, ils vous chanteraient...

°oOo°

Attention, mesdames et messieurs, dans peu de temps ça va recommencer
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les ordinateurs vont s'allumer
Et tous les lecteurs vont s'animer en même temps

 

Attention, mesdames et messieurs, c'est important, ça va commencer
C'est dans quelques jours une belle aventure qui reprend
Des histoires, des envies et des plaisirs mais sans changer le décor
Espérons qu'on la jouera encore dans 2000 ans

°oOo°

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25 janvier 2009

Chat alors... Suite

Quelques photos parmi toutes celles prises lors de notre visite à l'exposition féline ßaltard 2009 :

Baltard1   Baltard2

Baltard3    Baltard4

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24 janvier 2009

Post-It

Sur une idée d'Enriqueta, un jeu dont lethème était le "Post-It"

Post_It3

Appelez, rappelez, convoquez cette personne,
Lisez, corrigez, modifiez, envoyez ce dossier,
Prenez, planifiez, déplacez, changez ce rendez-vous,
Organisez, annulez, reportez cette réunion...

Allez, dépêchez-vous ! Vite, plus vite, c’est urgent !

Assez ! Par pitié cessez, j’en ai plus qu’assez,
Je les envoie toutes au loin, très loin, valser.
Au diable ces sombres processions d’injonctions,
D’obligations qui étouffent mes folles passions.

Tous ces mots griffonnés mêlés, entremêlés,
Sur des bouts de papiers collés, enchevêtrés,
Grisant, noircissant bien trop souvent au néant,
Chaque précieux instant de mon temps s’effilant.

Je me perdrai volontiers dans les songes chamarrés,
De farandoles de vers en cascades irisées,
De nuages de mots en nuances multicolores,
De l’orée de l’aube aux prémices de l’aurore.

Tout oublier, m’échapper dans les abysses de mes pensées,
Respirer les parfums d’évasion, sans plus culpabiliser.
Au rythme exalté des rimes frivoles d’une ritournelle,
J’accrocherai un attrape-rêves à mon ciel arc en ciel.

 

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23 janvier 2009

Chat alors...

Ce week-end si tout va bien, samedi ou dimanche je ne sais pas encore, j'irai là...

Baltard_2009

 

Ce sera une sorte de retour aux sources,
D'un temps ou j'avais vingt ans & où j'étais de l'autre côté de la barrière,
D'un temps où maman, éleveuse de chats persans chinchilla, exposait,
D'un temps où j'avais vingt ans & où je l'accompagnais...

 

Les enfants qui adorent les chats seront ravis mais chuuuutttt, c'est une surprise !
   
PS : Nono, Chat-Limar, vous y seriez ?

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19 janvier 2009

Blue mØnday...

Aujourd'hui c'est le "Blue mØnday", c'est à dire le Pire Jour de l'année selon des experts (source : Métro). Entre autre raison, le temps, l'argent, l'abandon des bonnes résolutions, la prise de conscience de l'éloignement des vacances...

Aujourd'hui, le ciel est gris, il pleut, il fait froid... J'ai mal dormi, j'ai vu défiler toutes les heures de la nuit, alors oui, je crois bien qu'aujourd'hui, serait un "Blue mØnday"...

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13 janvier 2009

Lettre du passé ~ Dernier épisode

Dernier épisode du jeu d'écriture Mystério, "La lettre du passé" proposé par Entiqueta -  L'épisode précédent est ici.


Etrangement je ne réagis pas à la lecture de cette lettre arrivée inexplicablement entre mes mains. Je suis incapable d’avoir une quelconque réaction : pas de pleurs, pas de colère, pas de révolte, ni de haine, pas de compassion, de ravissement, de stupeur ou de vertiges… Rien. Je suis comme paralysée.

Mon esprit a abandonnée mon corps, cette enveloppe terrestre qui l’habillait jusqu’à présent, et ne souhaite pas le réintégrer. Il ère en silence dans la pièce, passe au-dessus de mon corps affalé dans le fauteuil aux cousins oranges, se trouvant prêt de la cheminée où crépite un feu de bois aux flammes hypnotisantes.

C’est le grincement de la porte qui vient troubler à nouveau le silence dans lequel la maison est plongée. Mon esprit, surpris sursaute mais reste toujours distant de mon corps, comme s’il l’était inconnu. Un homme entre doucement dans la maison. Il tient dans ses mains un lourd attaché caisse qu’il dépose à ses pieds. Son manteau est couvert de neige. Il est trempé. Son visage, plutôt jeune est rougi par le froid. Ses chaussures et le bas de son pantalon sont couverts de neige.

Lentement, il s’approche du feu pour se réchauffer. Il passe doucement devant mon corps, en pensant qu’il dort, afin de ne pas le réveiller. Mon esprit s’est approché aussi et tournoi autour de l’homme. Il l’examine comme s’il était une bête curieuse puis s’éloigne brusquement lorsque l’homme s'avance d’un pas vers mon corps, dépose sa main sur son épaule.

- Mademoiselle… Mademoiselle…

Pas de réponse. L’homme lève légèrement la voie.

- Mademoiselle… Mademoiselle… Réveillez-vous mademoiselle !

L’homme s'affole, secoue mon corps inerte. Il crie, gifle mon visage à plusieurs reprises espérant une réaction.

Mon esprit le regarde s’agiter autour de mon corps, lorsque soudainement, il se sent happé, aspiré par mon corps. Instantanément, il le regagne. Je le sens peu à peu reprendre vie. Mon sang chaud circule dans chacun de mes veines et vaisseaux glacés. J’ouvre péniblement les yeux. Mon regard est brouillé. Je distingue le visage d’un homme, j’entends sa voie inquiète ; il semble me parler mais je ne comprends rien. J’ai une atroce migraine. Je voudrais m’endormir, me reposer, oublier ces douleurs, mais il ne veut pas. Il me secoue pour m’empêcher de sombrer…

- Rester avec moi mademoiselle, ne vous endormez pas ! Vous m’entendez ? Répondez-moi ! Vous ne devez pas dormir !

Je permets connaissance. Je vois le visage de ma mère, une seconde ou plus, qu’importe. Elle me sourit, me fait un signe de la tête comme pour acquiescer en silence un choix, le bon choix. Celui qu’elle approuve, celui qui la rendrait heureuse. Elle me regarde une dernière fois, m’envoie un baiser puis disparaît.

L’homme m’a attrapée dans ses bras et portée jusqu’à l’extérieur de la maison. L’air est glacé. Je grelotte. Il me repose au sol où j’arrive à peine à tenir debout, il me couvre de son manteau, me frictionne, me serre contre lui.

Je suis contre sa poitrine. J’entends les battements de son cœur ; curieusement et malgré les évènements, ils sont calmes. Ils me jouent une douce sérénade. Son parfum aux fragrances boisées mêlées d’autres plus sucrées, m’envoute. Je lève la tête et croisse son regard vert émeraude.

- Je vais vous emmener à l’hôpital, c’est plus sur. Le chauffage a du dégager du monoxyde, il faut faire des examens.

Affaiblie ou sous le charme, je ne dis rien. Peut-être que je pourrai le suivre n’importe où…

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11 janvier 2009

Lettre du passé ~ Episode 5

Suite du jeu d'écriture Mystério, "La lettre du passé" proposé par Entiqueta -  L'épisode précédent est ici.


Ma chère petite princesse du bonheur,

Comme tu vas me manquée, comme ton absence me sera difficile à supporter, impossible à combler. Combien de fois vais-je regretter, avoir des remords de ne pas t'avoir emmenée avec moi. Comme tu vas me maudire de t'avoir abandonnée dans cette vie, avec lui, avec eux, seule parmi tous, seule sans moi pour veiller sur toi…

Mais je n'ai pas d'autres choix ma petite princesse du bonheur. Ma vie m'est devenue trop douloureuse, insupportable… Mon existence n'a plus raison d'être… Malgré ta douce présence quotidienne auprès de moi… Tu es là, tu es tout pour moi, mon rayon de soleil dans cette vie sans intérêt, fade et insignifiante. Je n’ai plus la foi. Je n’ai plus le courage, ni la force de combattre comme je l’ai fait depuis le premier jour, lors de ta venue au monde. Ton regard, si lumineux, illuminait un peu plus chacun de mes jours, ton sourire emplit d'innocence m’apportait le réconfort dont j’avais tant besoin, tu m’avais redonné l’espoir. Et puis, plus les années passent, plus le découragement m’accable, le désespoir m’envahit. Je te vois grandir, inconsciemment t’éloigner, partir… Bientôt l’énergie que ta présence m’apporte, va se tarir.

N’as-tu jamais ressenti ce vide dans ta vie ?

N’as-tu jamais connu ce manque inexplicable pour lequel on ne sait plus que faire afin qu’il disparaisse ?

Je ne pourrai le supporter une seconde fois. Je préfère partir pour un ailleurs, supposé meilleur. Y retrouver là bas, le bonheur, la douceur, les splendeurs d’une existence sans heur, intense, immense. Dans cette immensité, je n’ai pas le droit de t’emmener, pas le droit de t’enlever…

Ne me maudis pas, ne laisse pas la haine habiter ton esprit… Je t'en supplie ma petite princesse.

Sache que je t’accompagnerai toujours. Ce lien d’amour, de complicité qui nous a unis durant ces dix années ne s'étiolera jamais, malgré la séparation, l’absence et les distances.

Tu le sais n’est-ce pas ?

Tu l’as continuellement ressenti. Comme moi tu l’as toujours su. Rien ne nous séparera, pas même la vie. Et c’est la mort qui nous réunira un court moment. Lorsque tu auras entre tes mains cette lettre, ton père ne sera plus et il n’y aura plus d’obstacle entre nous… Nous serons à nouveau réuni, un instant, un court instant, mais un instant de plus à partager ensemble. Juste le temps de te confier mon secret, ce secret qui n’aurait pas dû en être un si… Si j’avais su écouter une autre voix que celle de la sagesse et de la soumission. Le remord hante mes jours et mes nuits, tous ces jours perdus où je suis restée près de lui, tout en te préservant de lui, ton père, l'indésirable.

Ce lien, que j’évoquais et qui nous unissait, qui nous unit je pense encore maintenant malgré le temps, c’est l’amour. L’amour le plus pur, le plus intense qu’il soit donné de vivre. Il nous a réuni, cet homme et moi… Il est en toi depuis ta naissance.

Ma sœur l’avait compris. Elle l’avait deviné. Elle avait su le lire dans mes yeux lorsque j’avais fait sa connaissance, chez elle. J’étais déjà fiancée à l’époque. Elle a su le préserver de la calomnie. Elle m’a aider, elle nous a aidé à fuir, à nous enfuir vers un ailleurs où nous pourrions vivre enfin, ensemble, lui et moi. Lui qui n’a pu te prendre dans ces bras que tout à l'heure lorsque tu es venue nous rejoindre près du lac ; j’ai failli renoncer une nouvelle fois à tout
Le jour de notre départ pour toujours…

J’espère que tu comprendras. J’espère que cette découverte ne sera pas le point de rupture, que cette vérité mise au grand jour ne brisera pas le lien qui nous a unis jusqu’à présent. J’espère que tu ne vas pas me haïr, te dire que je t’ai égoïstement abandonnée, lâchement…

Tu es le fruit de l’amour, tu dois le rester. Il ne faut pas que tu puisses subir le délabrement de mon âme, voir la dépression devenir l’amie envahissante de ma vie et surtout de la tienne, affronter mes humeurs de schizophrène en mutation. L’amour se doit d'être préserver de cette déchéance mentale qui me guette et je sais qu’il le sera auprès de ma sœur, qu’elle veillera sur toi aussi bien que je ne l’aurait fait, sinon mieux, elle et son mari lorsque je serai plus là. Elle me l'a promis.

Je dois partir maintenant. L’avenir auprès de l’homme que j’aime m’attend, le tien aussi. Tu ne le sais pas encore mais il le sera, il viendra lorsqu’il sera temps. Ouvre ton cœur à cet instant. Ne fais pas comme moi. N’écoute pas la voix de la raison, écoute seulement celle de la passion.

Je t’aime, je ne t’oublierai jamais ma chère petite princesse du bonheur.

Ta mère meurtrie par le chagrin de devoir te laisser.


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08 janvier 2009

Lettre du passé ~ Episode 4

Sur une idée d'Enriqueta pour le jeu d'écriture Mystério, "La lettre du passé" -  L'épisode précédent est ici.


Il y avait un lac à quelques mètres de la maison. J’allais souvent m’y baigner l’été avec ma mère, on y passait tout l’après-midi pendant les vacances. Elle aimait s’y reposer, ne rien y faire de particulier, lire, écrire… Rêver. Je la regardais se perdre dans ses songes, les yeux dans le ciel, dans ses nuages, dans cet ailleurs, au loin, si loin de moi me semblait-il parfois. De temps en temps un sourire illuminait son visage. Je lui demandais pourquoi elle souriait mais elle ne me répondait pas, ou alors me disait que c’était des souvenirs qui lui revenaient à l’esprit, des personnes qu’elle aimait, auxquelles elle pensait et cela l’enchantait, la rendait heureuse.

A la fin de l’après-midi, lorsqu’il était l’heure de s’en retourner ou lorsque mon père nous rejoignait, je voyais ses traits se tirer, son visage se crisper légèrement avant de feindre un comportement naturel. Le regret de devoir s’en aller, de retrouver le quotidien plutôt que de rester encore vagabonder dans l’air caresse, flâner avec le temps… Les jours de cet été passaient et je voyais de plus en plus le visage de ma mère rayonner lorsque nous étions là-bas puis se ternir lorsque l’heure du retour approchait. Les derniers jours, ceux d’avant sa disparition, la tristesse l’envahissait, elle se refermait, parlait moins, souriait peu. Elle me disait qu’elle était fatiguée ou souffrante. Elle s’excusait et me promettait que bientôt, elle irait mieux. De retour à la maison, elle ré endossait son rôle si bien joué d’épouse attentionnée, dévouée et de mère parfaite.

Un soir, le calme régnait dans la maison. Des bruits de craquement dans l’escalier m’avaient réveillés mais je n’avais pas osé me lever. J’avais peur du noir et la pile de ma lampe de poche ne fonctionnait plus. J’avais enfoncé ma tête sous les draps puis m’étais rendormie. Au petit matin, c’était la lumière du soleil traversant les volets de ma chambre qui m’avait réveillée. Il était plus tard que d’habitude et maman n’était pas venue me chercher. Le silence régnait dans la maison. Dans la chambre de mes parents, il n’y avait personne. Dans la cuisine, dans le séjour, personne non plus. La porte d’entrée était ouverte et je me rappelle très bien avoir constaté que le sac de ma mère était posé sur le sol, son trousseau de clés avec mon papillon en perle, traînait à côté ; il avait dû tomber. Dehors, sur la terrasse où l’on mangeait habituellement, il n’y avait toujours personne.

Inexplicablement, je me suis sentie attirée par le lac. J’entendais parler au loin, je me suis dirigée vers ces voix en courant. Sur le chemin, j’ai ralenti lorsqu’au sol j’ai vu une chaussure appartenant à ma mère. Quelques pas plus loin, la seconde. J’ai continué à avancer en direction du lac puis j’ai trouvé le chemisier fleuri que ma mère portait la veille. Je l’ai ramassé et je l’ai senti. Il avait son odeur, son parfum ; l’avoir contre moi me rassurait. Le serrant de toutes mes forces, j’ai continué à avancer un peu plus pour arriver devant un sac en toile. Je n’ai pas eu le temps de voir ce qu’il y avait dedans. J’étais au bord du lac et j’ai senti quelqu’un me mettre la main sur la bouche, m’attraper dans ses bras, puis courir.
C’était un homme, mais ce n’était pas mon père. Lui devait être au travail comme toujours. Il m’a dit de ne pas crier, que tout irait bien si je ne disais rien. Il m’a portée en courant pour m’éloigner de l’endroit où j’étais. J’ai refais le chemin à l’inverse dans ses bras et durant tout le trajet, il m’a dit des mots pour me rassurer.

Je n’ai pas crié. Je n’avais pas peur. Je me sentais en sécurité dans ses bras qui m’enveloppaient. Je n’ai pas parlé de la présence de cet homme à la police, même lorsqu’ils m’ont questionné. Jamais. Au plus profond de moi même j’étais persuadée qu’il ne pouvait pas être coupable de la disparition de ma mère. Des années après, j’en reste convaincue, sans savoir qui il pouvait être, ce qu’il faisait là ce jour là, ni même pourquoi. Je l’ai toujours su, ressenti et ce dès le premier instant, lorsque je me suis envolée dans ses bras ; il était là en ami dans le drame qui se déroulait autour de moi.

Arrivé tout près de la maison, il m’a reposé au sol en me disant de ne pas le regarder. Il m’a dit de rentrer chez moi sans me retourner. D’oublier ce qui venait de se passer. Je me souviens de sa voix grave et douce à la fois, mêlée à une certaine tristesse.

« Rentre chez toi petite princesse du bonheur » m’avait-il murmuré à l’oreille avant de m’embrasser dans le cou.

C’était aussi ainsi que m’appelait ma mère, j’étais sa petite princesse du bonheur. Comment pouvait-il le savoir s’il n’avait pas été un ami de ma mère ou quelqu’un qui la connaissait, quelqu'un à qui elle se confiait ?

Je suis restée seule à la maison toute la journée à jouer dans ma chambre et à attendre le retour de ma mère. Le soir venu, au moment où mon père est rentré de son travail, tout a changé, ma vie a basculé. Mon père a appelée la police. Ils ont lancés des recherches, dragué le lac, fouillées tous les coins et recoins de la forêt mais en vain. Ma mère avait disparue.

Je regarde l’enveloppe. Elle n’a aucune particularité. Elle est manuscrite mais je ne reconnais pas l’écriture. Elle n’a pas de date d’oblitération, ni de lieu. Je la décachette. J’en sors une lettre écrite sur un papier rose pastel...

Posté par Cassandrali à 07:03 - Prête Moi ta Plume... pour Ecrire un mOt - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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