Devant moi... Au fil du temps

Des petits riens, des instants de vie, des joie, de peines… & le plaisir d'écrire...

30 mai 2008

iGoogle

Vous connaissez ?

iGoogle

Moi, je viens de le découvrir et je trouve cela plutôt sympa.

En un clic, je définis mon univers & en un coup d'oeil j'ai devant moi un tas d'informations regroupées en fonction de mes centres d'intérêts. Le petit plus, c'est qu'il vous suit partout, maison, boulot... Il suffit de resté connecté. On peut même partager ses pages mais là j'ai pas encore regardé...

Vous aimez Google, vous avez un compte Gmail ?

& bien vous êtes "éligible" pour iGoogle. Il suffit d'aller sur Google puis de cliquer en haut à droite sur iGoogle.

Posté par Cassandrali à 13:24 - Tout & Rien - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2008

Initiale

Initiale_3BSur une idée des Equipières,
   
  Crayonner, gribouiller, esquisser ! Une consigne "travaux manuels " pour réaliser son initiale.

°oOo°

Secret de conception pour répondre à Pandora :

J'ai dessiné au crayon le tout, puis je l'ai scanné. Ensuite, je l'ai "colorié" avec Painter X ; en touche final, deux ou trois effets & le tour était joué. Pour les bordures, j'ai utilisé Gimp un équivalent gratuit du monde libre de Photoshop (le top en la matière mais super trop cher pour ma bourse).

Voili, voilou, vous savez tout...

Posté par Cassandrali à 00:05 - Tout & Rien - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2008

Intemporel

SaBlier4B   
°oOo°

Je cherche une recette miraculeuse, secret d'un grand maître,
Une incantation dissimulée dans le grimoire d'une complaisante sorcière,
& qui, comme en don d'une reconnaissance éternelle,
M'offrirai le sablier du Temps.
File, défile, s'effile, il ne le pourrait,
Tourne, détourne, retourne entre mes mains,
Je le modèlerai à mon rythme, infini,
Sculpterai le temps au gré de mes envies.

°oOo°

Cassandrali©

Posté par Cassandrali à 21:38 - Un Soupçon de Poésie... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2008

Lettre noire... La réponse

Lettre réponse du jeu d'Enriqueta sur le ßlog des Equipières :

°oOo°

Madame,

Je vous méprise, vous ne m’inspirer qu’un profond dégoût !

Votre esprit doit être bien vicié & avili par le mal ou les démons pour vous faire agir de la sorte !

Seriez-vous sa chose ? Ou bien stigmatisez-vous votre animosité, votre rancœur sur la femme que j’aime plus que tout au monde, à défaut de ne pouvoir vous en prendre aux seuls vrais responsables : votre père & vous-même !

Votre intransigeant de père dont la cupidité l’a amené à vous offrir en mariage auprès du mien, insistant sur le bien fondé de sa requête & l’intérêt de consolider leur alliance, me négociant comme une vulgaire marchandise contre quelques parts de son affaire… Oubliant votre beauté disgracieuse et la futilité de vos conversations.

Dote inespérée pour l’un, gage de reconnaissance pour l’autre, l’affaire fut rapidement conclue.

Lâche que je suis, je n’ai pu mettre un terme à ce projet sordide. Vous êtes devenue mon épouse officielle par l’entremise de paperasses, signatures & sommes d’argent, mais vous ne le serez jamais dans mon cœur qui vous maudit. Cette place est éternellement réservée pour ma tendre, mon angélique amie, jusqu’à mon dernier souffle.

Utilisant vos mêmes armes, j’ai subtilisé votre dernière lettre.

Vous n’êtes aimée de personne en cette demeure, votre hostilité et votre dédain envers nos domestiques, vous ont valu d’être déclarée leur ennemi juré. Leur fidélité m’a permis d’avoir connaissance de vos intrigues. Ainsi, j’ai pu récupérer toute cette correspondance qui m’était destinée et que vous m’aviez dérobée, j’ai pu empêché l’envoi de celle que vous veniez d’écrire.

Vous n’inquiéteriez pas ma douce amie, sur ma vie j’en fais la promesse.

Le peu d’honneur qu’il me reste, me servira à réparer mes erreurs passées. La première sera de vous répudier, d’affronter la justice et mon père, sa hargne, ses contestations et son incompréhension, pour vous éliminer de ma vie. Mon insurrection ne se matera pas par la raison, la compassion ou l’argent, je peux vous l’assurer !

J’avais déjà peu d’estime pour vous & votre famille, mais la découverte de cette imposture, cette trahison, m’inspire qu’une vive répugnance, une instinctive répulsion. Vous êtes allée au-delà des limites de la tolérance et de l’entendement, sans aucune possibilité de pouvoir, un jour, faire amende honorable, ni même obtenir de moi, de nous mon aimée et notre enfant, un quelconque pardon.

Je vous efface de ma vie et de ma mémoire ; vous n’exister pas, vous n’exister plus.

À jamais Madame.

°oOo°


~ Epilogue ~

Lors d'une consigne de chez Coumarine, ces mêmes personnages m'avaient inspiré pour ma participation ; elle s'inscrit comme étant une suite et surtout une fin à cette histoire.

Je vous invite à aller la découvrir... " Fait d'hivers "


 

Posté par Cassandrali à 07:27 - Prête Moi ta Plume... pour Ecrire un mOt - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2008

Taxi driver

taxi_driver_afficheNon, ce n'est le festival de Cannes qui m'inspire cette note ; pas plus que la grève des chauffeurs de taxi prévue pour aujourd'hui. Non, rien de tout cela. Je suis plus terre à terre là. C'est juste un coup de gueule de la journée...

Ce matin RDV à l'école pour mon p'tit crapaud à 7h15 car il avait une sortie sur Château Thierry, retour à la maison puis rebelotte, je fais le même trajet une demi-heure après pour ma fille dont les cours débutaient à 8h15... Ensuite, direction le boulot. Chic, chic je vais être tranquille !!!

Ce soir, la même chose dans le sens inverse. Départ boulot, récupération de ma grande, retour maison car pas la peine d'attendre en voiture le retour de mon p'tit crapaud prévu pour 18h00 car ils sont toujours en retard.

Je ramènerai donc ma fille, afin qu'elle puisse faire tranquillement ses devoirs pour le lendemain tandis que moi je retournerai à l'école, attendre bien sagement mon p'tit crapaud. Je ne pense pas qu'il soit là avant 18h30, ce qui va être très cool car ensuite il faudra aller faire les courses, après avoir pris le temps de le déposer à la maison, bien sûr, car les grandes surfaces le soir avec un gamin c'est l'enfer, et j'suis obligée d'y aller car j'ai plus rien dans le frigo !!!

Aah et C&T dans tout cela, il peut pas t'aider ???

Ben non, il est de garde pour la journée. Pour une fois, j'aurai bien apprécier qu'elle soit annulée celle-ci mais bizarrement, ce nétait pas le cas. Tant pis, ce sera une journée speed !!!

Posté par Cassandrali à 08:46 - Tout & Rien - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2008

Lettre noire...

Sur une idée d'Enriqueta sur le ßlog des Equipières :

Il s'agit d'écrire une lettre de haine ou de mépris, une lettre noire et agressive, sombre et violente, désespérée aussi éventuellement puis la réponse. Comment répondra l'autre ? Par la haine aussi, par le mépris, par la violence ? Ou bien par l'humour ? Ou encore par l'amour ?

Un jeu qui risque fort de vous révéler beaucoup sur votre part d'ombre et sur votre part de lumière... Un jeu pour ceux qui n'ont pas peur des émotions fortes ! A vos plumes !

°oOo°


~ Préambule ~

Cette lettre est à considérer comme une suite aux consignes " Prenez soin de vous " et " Loin de vous ".


°oOo°

Madame,

Mon rang m’interdit de vous traiter autrement, mais...  Comment puisse-je vous nommer ainsi ?

Que Dieu me pardonne mes écarts de langage, mais je doute de ne pouvoir garder un style châtier encore bien longtemps !

Vous n’êtes pour moi ni une femme, ni une dame digne de ce nom ; encore moins une demoiselle !

Vous n’êtes qu’une aventurière, une ribaude qui porte en elle ce bâtard d’enfant, pour qui, vous affabulez auprès de votre entourage, la paternité à mon époux. Vous n’êtes qu’une femme de petite vertu, une infâme roulure qui cherche à nous escroquer. Vous avez usé de vos charmes pour attirer mon époux dans vos bras, jusqu’à votre lit.

Lui si naïf, innocent, d’une si grande sensibilité…

Vous avez abusé de lui pour vous faire engrosser !

Mais vous ne réussirez pas à me berner ! D’ailleurs, rien ne prouve que votre rejeton ne puisse être celui de mon époux. Vous avez cherché un pigeon à leurrer. Le premier venu serait le bon. Vous l’avez aperçu sur ce quai de gare, avez deviné son honnêteté, sa haute moralité pour jeter votre dévolu sur lui  et ainsi le piéger. 

Votre esprit perfide de profiteuse vous a laissé penser que vous alliez pouvoir lui soutirer de l’argent, peut-être même avez-vous pensé que vous pourriez vous faire épouser !

A combien d’homme avez-vous tentez de briser la vie ?

Combien en avez-vous dupé ?

Fort heureusement et grâce à Dieu, votre projet diabolique de détruire notre mariage, notre famille et notre honneur ne pourra aboutir. J’ai intercepté votre lettre comme toutes les précédentes d'ailleurs, sous le couvert de mon beau-père qui ne pouvait admettre qu’une telle infamie ne puisse être à l’origine de son fils. Si cela n’avait tenu qu’à lui, cette affaire serait déjà dans les mains de la police. Vous devez vous douter des influences qu’un homme de sa position peut avoir auprès des autorités… Mais je l’ai convaincu de me laisser faire et je lui ai promis de résoudre ce problème.

Il est dans votre intérêt de cesser vos agissements au plus vite ! Jusqu’à présent je n’avais pas réagi, pensant que vous ne donneriez pas de suite face à mon silence, mais votre insistance me pousse à intervenir.

Sachez, sale garce, qu’il est totalement inconcevable que la réputation de mon époux ne puisse être souillée par votre seule volonté de lui nuire. Vous ne réussirez pas à nous traîner dans la boue car je ne vous en empêcherai ! J’ai par l’intermédiaire des relations tout aussi influentes de mon père, obtenu qu’une enquête soit réalisée afin de vous identifier. J’ai maintenant votre adresse ; s’il le faut, je saurai vous retrouver et vous contraindre à arrêter de nous harceler.

Sachez aussi que je n’ai pas peur de vous, ni même de me salir les mains. Si vous persistez en ne vous montrant pas plus raisonnable, et qu’il faille en venir à des méthodes plus radicales, je n’aurai aucune hésitation, ni même aucun remords à vous saigner telle une grosse truie que l’on égorge. Je n’aurai aucune pitié pour une catin si peu scrupuleuse !

Je ne veux plus entendre parler de vous et je tiens à vous préciser que mes connaissances sont suffisamment haut placées, pour exercer les pressions nécessaires et faire passer mes actes de vengeance, en un crime crapuleux.

Tenez-le vous pour dit !


La réponse sera publiée mercredi.

Posté par Cassandrali à 07:04 - Prête Moi ta Plume... pour Ecrire un mOt - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2008

° º ☆ L'acide ☆ º °

Je sais, je sais... C'est encore Rose, mais je ne m'en lasse pas de l'écouter !!! Les mélodies, les paroles, tout est merveilleux, alors pourquoi ne pas vous faire partager cet univers dans lequel j'aime me perdre...


Rose

 

Si je suis là, lamentable,
L'âme en peine, Inconfortable,
Dans cette ville sans visage,
Cent fois j'ai manqué de courage

je m'abîme, si je me brime
Dans ce décor triste et sublime
Si je me nuis, nuit après nuit
Jour après jour, mon amour

[Refrain] :
Si je prie et si j'écris,
Si je vis comme on parie,
Si j'écrase mon coeur vide
Pour en extraire l'acide,
Si je pleure ou si j'implore
Le ciel, la vie ou la mort,
Si je meurs et si je mords
...Alors j'y pense encore

Si je ris comme tous ces gens,
Gentiment montrer ses dents,
Saluer comme on insulte
Faire l'amour comme on exulte

Si je bois et si je noie
Ma chaude peine dans mon sang-froid,
Si je saigne et si je signe
De mes larmes ton coeur indigne

[Refrain]

Si je me brise aussi souvent
Pour une bise un mauvais vent,
Si le soleil ne m'atteint pas
Si le sommeil ne m'éteint pas

Si mes lèvres traînent mes chagrins,
Mes regrets de tout et de rien
Si mes rêves traînent le matin,
Au lieu de vivre je me souviens...

[Refrain] :
Si je prie et si j'écris,
Si je vis comme on parie,
Si j'écrase mon coeur vide
Pour en extraire l'acide,
Et je pleure ou puis j'implore
Le ciel, la vie ou la mort,
Et je meurs et si je mords

Alors je pense et puis j'écris,
Et je vis comme on parie,
et j'écrase mon coeur vide,
pour en extraire l'acide,
et je pleurs et puis j'implore le ciel la vie, ou la mort
et je meurt et puis je mort,
Alors j'y pense encore

Paroles chez Paroles & Musiques

Posté par Cassandrali à 16:01 - Des MélOdies... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mai 2008

Sept petits bonheurs de vie

Oups... J'ai été taguée ???

C'est Sacados qui n'a eu aucune pitié pour moi... & en plus, je serai timide... Non, non, pas du tout... Euh... Ou alors un tout petit peu... De tout façon, j'aime bien les tags alors j'accepte avec plaisir.

Cette fois-ci, il faut citer les sept choses qui nous rendent heureux.

Pourquoi sept, je ne sais pas mais cela m'a tout de suite fait penser aux cinq sens...

°oOo°

Voir l'émerveillement dans les yeux d'un bébé, tout sourire aux lèvres,
l'innocence à l'état pure,

Entendre la nature se réveiller un matin d'été, en sortant dans un jardin
en respirer sa fraîcheur matinale,

Toucher, le toucher... Ma main caressant son corps endormi... Sa chaleur,
ou celle du soleil, revenant dans ma vie après des semaines d'absence
pour recolorer mon esprit de la joie de vivre,

Sentir l'odeur du gazon fraîchement tondu, car elle me rappelle mon enfance
chez ma maman à la campagne,
ou celle du café passant dans la cafetière se mélangeant à celle des tartines de pain grillé,
pour bien commencer une journée de ma vie,

Goûter les différents parfums de ma gourmandise qui animent & avivent mes papilles, tant d'explosions de sensations, de tentations,

°oOo°

Mais aussi...

Deviner son envie, son plaisir, son bonheur dans ses yeux pétillants, au couleur de l'espoir,

Pouvoir être seule certains soirs, certain jours pour mieux se retrouver...

°oOo°

Qui prendra la suite ?

& bien tous ceux qui s'en feront un petit bonheur...

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13 mai 2008

Haut les coeurs

Aujourd'hui, c'est la reprise après 5 jours d'un long week-end, fort agréable et fort bien occupé. Le soleil était au rendez-vous durant tout ce temps et l'est encore.

Alors, que demander de plus ?

Dès que les rayons du soleil viennent nous caresser, les visages sont moins tirés, les yeux sont plus pétillants & les sourires sont sur beaucoup plus de lèvres... Les coeurs sont aussi plus légers, les gens semblent plus heureux.

Aujourd'hui, c'est la reprise mais je n'ai pas la grise mine et j'y vais sans rochigner. Je me sens bien, détendue, sereine, heureuse...

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10 mai 2008

Loin de vous

Mon tendre ami,

Je ne peux me résigner à vous appeler autrement malgré tout ce que je viens d’apprendre sur vous. Vous restez pour moi mon tendre amour et, au plus profond de mon cœur, vous le resterez pour toujours.

Je vous ai écrit des dizaines de lettres depuis ce premier jour de mai où nous nous sommes rencontrés, où nous nous sommes tendrement aimés. Deux âmes si pures qui s’étaient trouvées par le fait du hasard ou du destin…

Des semaines sans nouvelles de vous. Quelles m’ont paru longues ces journée sans vous, une éternité.

Je vous ai écrit tant de lettres…

J’avais besoin de vous voir, de vous entendre, de vous toucher… De vous dire…

J’avais si besoin de vous…

J’attendais un signe de vous, savoir, connaître vos sentiments pour moi…

Mais toutes ces lettres sont restées sans réponse.

Privée de vos nouvelles, j’ai longtemps supposé que je n’avais été pour vous qu’une de ces filles de passage, une parmi tant d’autres alors même que vos sentiments m’avaient paru si sincères… Cela ne vous ressemblait pas, mais je n’étais qu’une jeune ingénue, naïve, que vous auriez pu facilement tromper afin de vous jouer de moi & obtenir mes bonnes grâces, mes faveurs…

J’ai pensé un temps, abandonner cette correspondance à sens unique, me faire à l’idée que vous ne m’étiez pas destiné, que nos chemins s’étaient croisés mais que notre route ne se devait pas d’être parcourue plus loin ensemble. Tant de choses nous séparaient, nos vies, nos familles, nos mondes… Tous étaient si différents, rien ne pouvait les unir à moins d’y renoncer, à moins de tout abandonner.

En auriez-vous eu la force ou l’audace ? Notre amour aurait-il été suffisamment intense pour affronter la vague déferlante de la colère de votre père que vous craigniez tant, et accepter de redémarrer votre vie sans plus rien, sans toit, sans travail, sans argent ?

Autant de questions restées sans réponse.

Le destin a fait que je devais absolument vous revoir et vous dire que ma vie, maintenant, se trouvait bouleversée et ne serait jamais plus la même… Avec ou sans vous, tout sera différent, que réellement une nouvelle vie commençait pour moi, que vous soyez auprès de moi ou pas, que je ne serai plus jamais seule à présent…

Une âme en moi grandissait au fil des jours, le doux et amer fruit défendu de notre impétueuse passion.

C’est pour vous en faire part que je suis montée sur Paris, pour tenter de vous voir à votre université et vous confier ce secret, qui ne le resterait plus encore bien longtemps. Par chance, j’ai rencontré votre ami Paul qui m’a appris les raisons de votre silence. Ce mariage décidé à votre insu par votre père…

Tout s’est brusquement brouillé autour de moi, chancelait. J’ai cru mourir sur place en apprenant cette effroyable vérité. Devant votre ami inquiet, je n’ai pu retenir mes larmes. Confuse, affligée, je me suis enfuie, courant dans les rues étroites jusqu’à en perdre haleine. À bout de force, sans plus d’envie de poursuivre davantage ma course éperdue, devenue comme un chemin de vie sans plus d’étoile dans le ciel, je me suis laissée tomber à terre et j’ai perdu connaissance.

J’ai repris conscience dans la chambre blanche d’un hôpital à l’atmosphère glacial. Des jours durant, j’ai été plongée dans un profond désarroi. Les pensées les plus noires envahissaient mon esprit, allant jusqu’à songer à mettre fin à mes jours… Mais ce petit être en moi m’a redonné le courage qui me manquait ; il était une partie de vous qui ne pourrait jamais m’être enlevé. Peu à peu, j’ai repris des forces et le goût de vivre, de me battre pour lui m'est revenu.

Cette lettre sera la dernière. Contrairement à ce qu’il avait été convenu avec vous, je vous l’adresse chez vous afin d’être sûre que vous puissiez la recevoir et la lire, car vous devez connaître la vérité, vous devez savoir que de vous j’attends un enfant.

Je sais que mon avenir ne sera pas aussi serein qu’il aurait pu l’être, qu’il sera fait d’incertains, de doutes et sombres jours, mais je sais aussi qu’il sera fait de sourires, d’allégresses, d’intenses moments bonheurs qui réchaufferont mon cœur esseulé et meurtri.

Certains soirs, caressant mon ventre qui s’arrondit, quand l’un de ses petits pieds effleure ma main, j’ose penser à vous, à la joie que vous auriez eue si vous aviez été là. Je m’endors à vos côtés sans plus espérer que vous puissiez vous réveiller un matin avec pour seule idée en tête, que celle de nous retrouver tous les deux, qui vous anime ; le désir de vous battre pour nous qui coulerait en vos veines et vous ferait venir jusqu'à nous…

Ces pensées s’envolent très rapidement car je sais que je n’attends rien de vous ; je sais qu’elles ne sont que des songes enfouis dans les tréfonds de mon âme qui surgissent quelques fois pour mieux disparaître l’instant d’après. Elles sont mon passé alors que mon présent aujourd’hui, se conjugue et se conjuguera dorénavant, loin de vous.

 


 

Mieux vaut tard que jamais…

Je n'avais jamais écrit la suite à la consigne d'écrire "Prenez soin de vous" que jamais lancé l'an passé sur mon blog. A l'initiative d'Enriqueta, la première partie de cette consigne à été ré-éditée sur le ßlog des Equipières, ce qui m'a donné envie d'écrire, enfin, la seconde partie, qui ne sera peut-être pas la dernière…   

Posté par Cassandrali à 00:09 - Prête Moi ta Plume... pour Ecrire un mOt - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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