Devant moi... Au fil du temps

Des petits riens, des instants de vie, des joie, de peines… & le plaisir d'écrire...

29 février 2008

Le ßlog maudit ~ Episode 1

Une légende, un défis lancé sur le ßlog des équipières « La légende du blog maudit »  :

« On dit que dans le cyberespace il existe un blogue maudit, malheur à celui qui lit ce blogue, malheur à celui qui y dépose un commentaire, sa vie ne sera plus jamais la même, il sera à jamais prisonnier de la malédiction virtuelle… Les rumeurs les plus folles circulent à propos de ce blogue. C’est une histoire que les blogueurs se racontent le soir en chuchotant sur leurs claviers…Beaucoup croient que ce n’est qu’une légende car ils ne l’ont jamais lu mais moi, je sais qu’il existe vraiment… »

Ma version étant un peu longue, je vais la publier en trois épisodes ; le premier ci-dessous, le deuxième demain soir & le dernier, samedi soir.

°oOo°

Dans l’univers de la blogsphère, les cybercrimes sont considérés comme particulièrement odieux, leurs procédés insidieux & très souvent virulents…

Pour les combattre, des équipes de fervents défenseurs du cyber-espace enquêtent & traquent ces crimes. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils surveillent, analysent tous les flux & échanges électroniques… Chaque menace est examinée minutieusement, décryptée avant de se voir attribuer un niveau de criticité ; c’est à l’issue de cette étape que les alertes sont diffusées auprès des abonnés. Bien que totalement gratuit, ce service d’alertes est souvent méconnu de tout à chacun & beaucoup se retrouve piégé dans d’adjectes machinations.

Ces justiciers d’un autres temps utilisent des méthodes & des moyens hors du commun, généralement à la limite de la légalité, cependant leurs résultats ont permis de déjouer de nombreuses tentatives d’attaques, d’arnaques, de mettre fin à des forfaits exécrables… Tous ne sont pas évités, & les victimes, dans le meilleur des cas, ne peuvent qu’apporter leur témoignage lorsqu’elles en ont encore la faculté & le courage, auprès des membres de cette unité d’élite.

J’ai été l’une de ces victimes, voici mon histoire.

C’était début février, la soirée promettait d’être calme & tranquille. De celles que j’affectionne tout particulièrement, lorsque mon époux absent, je peux profiter de la sérénité du moment pour vivre selon mes envies. Souvent couleur nuit blanche devant l'ordinateur, je laisse mes idées noircir les pages à l'infini de mon écran, jusqu'à ce que la fatigue ou l'heure tardive me rappellent à l'ordre. J’abandonne alors mon ordinateur. Allongée sous la couette, les idées chahutent dans ma tête, puis, petit à petit, disparaissent, sauvegardées par mon inconscient.

Ce soir-là, j’avais décidé de changer mes habitudes & d’aller lire les blogs que j’avais plutôt déserté ces dernières semaines par manque de temps. Parcourir les notes récentes afin de prendre des nouvelles, lire leurs créations encore inédites pour moi : doux poèmes, palpitantes fictions, tendres récifs romanesques ou simplement feuilleter les carnets de leur vie. Déposer des commentaires d’encouragement, de sympathie, d’engouement, de ravissement… Découvrir de nouveaux venus, de nouveau liens… Naviguer sur cet océan sans fin que peut être la blogsphère, en toute insouciante.

De fils en aiguilles, je suis arrivée, je ne sais comment sur ce…

Je n’ose prononcer son nom tellement le souvenir de cette terrible aventure, a été traumatisant. Mon sang se glace dans mes veines, des frisons parcourent mon corps tout entier rien qu’en évoquant cet épisode… Mais je dois faire un effort. Je dois témoigner afin de permettre aux blog-amis, aux autres blogeurs, les actuels & les futurs, aux adeptes du cyber-monde, de prendre conscience de l’existence de cette menace & qu’un jour, elle pourrait venir ébranler leur vie, peut-être l’anéantir… Ces dangers, même s’ils n’évoluent que dans l’univers virtuel, sont réels. Pire, depuis peu, ils ont la capacité à passer d’un état à un autre par un phénomène de transmutation. Ils nous guettent continuellement ! Au détour d’un clic de souris sur un lien choisi au hasard, ils nous condamnent à devenir leur proie.

J’étais donc arrivée sur un blog aux couleurs très flamboyantes, aux animations étonnamment attirantes. Mon regard ne pouvait s’en détacher jusqu’au moment où elles se sont fondues à l’arrière-plan du blog qui lui-même s’est estompé, perdant toutes notions de couleurs ; seules les nuances de blancs, gris et noirs subsistaient, laissant apparaître des images de cataclysmes, de chaos… Des êtres de tous âges étaient représentés en larmes, leur visage était déformé par des grimaces d’une souffrance extrême. Ils se maintenaient les mains sur les oreilles comme pour éviter que leurs tympans n’explosent, à cause de ce sifflement strident qu’il me semblait presque entendre.

J’ai voulu interrompre la consultation de ce blog en essayant d’en sélectionner un autre et en fermant mon navigateur, mais rien n’y faisait ; il ne répondait plus. Même l’arrêt du système était rendu impossible. L’affichage restait bloqué sur l’une des images qui s’était agrandie en mode plein écran. Les  personnages se sont animés. Ils se rapprochaient de la vitre de l’écran et me regardaient comme s’ils souhaitent s’adresser à moi. Des sons incompréhensibles, devenant des murmures plus perceptibles, sortaient de leur bouche… Ils récitaient, inlassablement, la même phrase sur un ton monotone comme une incantation. Bien que leurs paroles aient été audibles, je n’arrivais pas à les comprendre. Étrangement, les sons s’étaient amplifiés, devenant insupportables. À mon tour, je me suis retrouvée grimaçante devant l’écran & mettant mes mains sur les oreilles afin de les protéger.

Puis d’un seul coup tout s’est arrêté.

Le silence régnait dans mon appartement. Sur mon ordinateur, le blog avait disparu pour laisser place à ma page de messagerie indiquant l’arrivée d’un nouveau message. Échaudée, j’ai préféré abandonner la connexion, éteindre l’ordinateur & aller me coucher, en me disant que demain serait un jour meilleur.

Malheureusement cette mésaventure n’était pas terminée ; bien au contraire, elle ne faisait que commencer.

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22 février 2008

TrÖp CÖÖL...

mangas_049Ca y est !!!

J'suis en vacances !!!

Sur la plage abandonnée, coquillage & crustacés...

Non, non, juste à moi les grasses mat & la vie à mon rythme, selon mes envies, nos envies...

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21 février 2008

• ♪ ♫ ° Coup de cœur ° ♫ ♪ • °

Découvert aujourd'hui au hazard de l'écoute de musiques en ligne, une chanson que je ne connaissais pas de cet artiste & que je repasse en boucle cet après-midi [bloquée à la maison parc'qu'après mon petit crapaud, c'est ma minette qui n'allait pas bien]...

" Les Aveux " de Michel Delpech accompagné pour cette version de Roberto Alamia.

De l'émotion, des frissons...

 

• ♪ ♫ °

Il est fatigué, le prince charmant

Il est fatigué, son beau cheval blanc

Ses rêves bleus sont un peu gris

Son épée d'or est en fer blanc

Je suis fatigué d'être celui-là

Je n'ai plus la force de tricher

Un jour de plus avec toi,

Ou je te perdrai

Ou tu m'aimeras

Mais ce soir je ferme les yeux

Et ce soir je t'ouvre les yeux

J'ai tout inventé

Ma vie, mes idées,

Pour me faire aimer de toi

Je t'ai raconté n'importe quoi

J'ai toujours été plus gentil que moi

Certains soirs, les roses m'ennuient

Et ce soir les roses m'ennuient

Je ne parle pas avec les oiseaux

Mais je parle avec les hommes

Et c'est parfois le chant le plus beau

Mon coeur n'écrit pas

Un roman-photo,

Certains soirs, le rôle m'ennuie

Et ce soir, le rôle m'ennuie

J'étais prisonnier,

Je suis délivré

De la prison de coton

Que j'habitais depuis des années,

J'ai tout fabriqué, je me suis trompé

Mais je t'aime, pardonne-moi,

Si tu m'aimes alors aime-moi !

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20 février 2008

Bulles de savon

Pas envie de travailler ce matin...

Du travail pourtant j'en avais, même si le rythme se calme un peu & que les déplacements sont pratiquement terminés, j'ai toujours un planning bien rempli. D'un autre côté, j'aime autant cela car ne rien avoir à faire n'est pas dans mes habitudes.

Cela étant, ce matin, pas envie...

Où plutôt envie de buller...

Peut-être parce que les vacances approchent...

A la fin de la semaine, c'est YOUPI !!! Les VACANCES !!!

Mais ce matin, pas envie...

J'ai envoyé un SMS à une amie dont c'était l'anniversaire, aujourd'hui...

& puis le portable a sonné... La sonnerie des appels inconnus. Qui c'est ???

[ Allo...
Mme Cassandrali...
Oui...
P'tit crapaud va pas bien... Il a 38° & est tout palo... Il faudrait venir le chercher...
Bon, ben d'accord, j'arrive...]

Retour maison, trop cÖÖl & merci p'tit crapaud !!!

Que dites-vous ?

Je suis une mère indigne qui se réjouit du malleur de son fils...

Nooon, pas du tout...

P'tit crapaud me fait  souvent des coups de calgon...  Un  doliprane & tout rentre dans l'ordre.  Enfin c'est le cas pour le moment ; je lui ai dit d'aller se reposer & je sais qu'il attend déjà que je lui dise de sortir de sa chambre...

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16 février 2008

Les doudous

LesDoudous

Les doudous de mes petits loulous,
Sont d’adorables petits lutins,
Charmeurs, tout souple & tout doux,
Avec une frimousse de coquin.

De couleurs vert & rose pastels,
Pour ma plus belle des blondinettes,
De blanc habillé vichy bleu ciel,
Pour mon minet aux grandes mirettes.

Uni comme les doigts de la main,
Ils sont complices dès le réveil,
Pour tous les câlins tous les chagrins,
Rassurant, la nuit, sur eux ils veillent.

Après la chute des dents de lait,
Puis le passage chez les grands loups,
Ces compagnons pas encore trop laids,
Sont partis au pays des doudous.

Sur une idée de Martine

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14 février 2008

Amour, Toujours... Avec un grand A...

L'Amour... L'Amour avec un grand A... Celui que l'on espère dans ses rêves les plus fous, celui qui nous ferait faire n'importe quoi pour le conquérir,
puis
le gardé...

L'amour, le thème ayant le plus inspiré les auteurs & les chanteurs, les musiciens... Autant de noms qui me reviennent à l'esprit, autant de chanson d'amour que j'ai aimé fredonner en pensant à lui, qui m'accompagne dans ma vied'autres que j'ai connu, attendu avant lui. aujourd'hui, ou bien à

Tous ces mots qui nous feraient rougir de plaisir, ces mélodies qui nous feraient fondre de bonheur, pendant quelques instants tout oublier, se laisser emporter loin, très loin, dans univers qui nous semblerait presque être le paradis tant on s'y sentirait bien...

Des mots comme...

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine

[...]
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien

Ne me quitte pas - Jacques Brel

J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais
Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime

L'hymne à l'amour - Edith Piaf

Et puis le jour s'en ira
Moi je reviendrai comme d'habitude
Toi, tu seras sortie
Pas encore rentrée comme d'habitude
Tout seul j'irai me coucher
Dans ce grand lit froid comme d'habitude
Mes larmes, je les cacherai
Comme d'habitude
Comme d'habitude, même la nuit
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude tu rentreras
Comme d'habitude je t'attendrai
Comme d'habitude tu me souriras
Comme d'habitude
Comme d'habitude tu te déshabilleras
Comme d'habitude tu te coucheras
Comme d'habitude on s'embrassera
Comme d'habitude

Comme d'habitude - Claude françois

[...]
With or without you
With or without you
I can't live
With or without you

[...]
Avec ou sans toi
Avec ou sans toi
Je ne peux pas vivre
Avec ou sans toi

[...]

With Or Without You - U2

Look into my eyes - you will see
What you mean to me
Search your heart - search your soul
And when you find me there you'll search no more
[...]
Look into your heart - you will find
There's nothin' there to hide
Take me as I am - take my life
I would give it all - I would sacrifice

[...]
There's no love - like your love
And no other - could give more love
There's nowhere - unless you're there
All the time - all the way

[...]
You know it's true
Everything I do - I do it for you

Regarde moi dans les yeux, tu verras
Ce que tu représentes pour moi
Cherche dans ton coeur, cherche dans ton âme
Et quand tu m'y trouveras tu ne chercheras plus

[...]
Regarde dans ton coeur, tu trouveras
Qu'il n'y a rien à cacher
Prends-moi comme je suis, prends ma vie
Je donnerai tout, je me sacrifierai
[...]
Il n'y a pas d'amour, comme ton amour
Et aucune autre, ne pourrait m'en donner plus
Il n'existe pas d'endroit, à moins que tu y sois
Tout le temps, tout le long

[...]
Tu sais, c'est vrai
Tout ce que je fais, je le fais pour toi

Everything I Do I Do It For You - Bryan Adams

& vous... Quelles chansons vous reviennent à l'esprit lorsque l'on parle d'Amour ?

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13 février 2008

° Plaisirs des sens - 4 ~ The End °

Les épisodes précédents.

Doucement, il lui déplaça la main au dessus sa tête, attrapa la seconde afin de les joindre et de les lier avec l'un des rubans des petits sachets de chocolats. Il prit un morceau de gingembre confit qu’il trempa dans le miel avant de le porter aux lèvres de la belle. Elle entrouvrit ses lèvres, caressa avec sa langue la sucrerie, voluptueusement, puis avec gourmandise, fantasmant sur une toute autre friandise…

Un, puis deux, puis trois… Pour elle, pour lui, puis elle, puis lui… Jusqu'au moment où il décida de passer à d'autres amusements, différents, très différents.

« Aie !!! »

Une douleur, puis une autre et encore une autre… des coups de fouets portés sur ses cuisses, interrompant ainsi ces échanges si sensuels. Elle se tordit sous la douleur des coups infligés et se recroquevilla sur le côté. Il venait de la frapper avec les brindilles du bouquet offert, sur lesquelles des carrés de miroir étaient fixés ; elle en avait reconnu la dureté et la fraîcheur. Pensant qu'il avait bien médité son coup avec ce bouquet "empoissonné", elle n’osa montrer plus son désaccord par crainte qu’il ne la maltraite davantage. Elle ne supportait pas la douleur, quelle qu’elle soit et avait tendance à crier à la moindre blessure ou à perdre connaissance lorsque celle-ci était trop intense. Elle sentit l’homme effleurer sa cuisse à l’endroit  même où il venait de la frapper, sa main arriva jusqu’à ses lèvres :

« Lèche » lui dit-il fermement.

C’était du sang…

L’inconnu l’avait égratignée en la frappant avec les brindilles et les tiges épineuses des roses.

« J’suis tombé sur un pervers...» pensa-t-elle. « J’espère que çà n’ira pas plus loin… Je ne pense pas pouvoir supporter cela bien longtemps… »

Mais sa phrase à peine terminée, un frisson traversa son corps de part en part. Parti du creux de ses reins, remontant sous un sein, en traçant son arrondi, oscillant entre ses seins. Chaque effleurement électrisait son corps. Ce n’était pas une réelle douleur, mais une caresse lui procurant une sensation assez désagréable qu’elle se devait de contenir. Elle savait qu’à la moindre nouvelle plainte ou geignement, il poursuivrait sa torture en en augmentant la durée.

Avec les plumes du fameux bouquet, il reprit son voyage d’exploration, poursuivant sa progression en dessinant des cercles sur l’autre sein, en effleurant le mamelon jusqu’à le sentir se durcir, se dresser comme pour mieux l’accueillir, lui le tortionnaire, mieux le séduire, mieux l’envoûter. Vengeance du corps sur l'esprit de l'homme. Peu à peu, laissant son âme se libérer de ses inquiétudes, son corps s’abandonner à la douceur des plumes se déplaçant lentement, en frôlant chaque partie même la plus intime, appréciant chaque frisson, elle laissa s’exprimer son corps, s’emportant dans de légers mouvements de va et vient, d’ondulations, de cambrures, tout en laissant s’échapper des petits gémissements…

Malgré l’excitation de ce corps totalement soumis à ces désirs, l’inconnu réussit à gérer ses propres pulsions, à résister à la tentation d’offrir à ce corps en attente, toutes les caresses, les baisers, les étreintes qu’il était en droit d’espérer à cet instant. Il savourait son triomphe, il avait réussit à déposséder la belle de tout contrôle de son être. Elle n’attendait, n’espérait plus qu’une chose : qu’il vienne à elle, que leur deux corps s’unissent dans une même transe, assouvissent ensemble un même plaisir, à en perdre haleine, à en épuiser toutes leurs forces jusqu’à la jouissance extrême.

Mais l’inconnu, si placide, si imperturbable habituellement dans l’accomplissement des fantasmes de ses compagnes d’un soir, se laissa prendre inexplicablement à son jeu de la séduction. Il s’arrêta :

« Ce corps est une vrai splendeur » pensa-t-il.

Il se surprit à admirer la jeune femme, à aimer ses formes, à apprécier ses plaintes, à s'enivrer de ses odeurs.

Des femmes, des corps, des rondeurs, des parfums, il en avait visités beaucoup mais jamais, en pareille circonstance, il n’avait été autant troublé. Il n’était plus en mesure de poursuivre sa mission dans ces conditions. Lorsque l’ombre d’un sentiment, si petit soit-il, embrouille son esprit, il se doit de renoncer afin de se préserver. Sa décision était prise, il devait tout arrêter, maintenant, tout de suite.

Allant pour dénouer les liens de la belle et ainsi la libérer, il aperçu des perles de miel éparpillées sur son buste, dans son cou, sur ses joues, sur ses lèvres. N’y résistant pas, il se pencha au-dessus de son visage et lécha les gouttes de miel sur les joues. S’approchant de ses lèvres, il sentit le souffle chaud de sa respiration s’accélérant, se disperser sur son visage, l’envahir d’une divine chaleur et d’une exquise excitation. Exacerbé, il ne pu se contrôler plus longtemps. Leurs lèvres finirent pas s’unir craintivement, puis passionnément. Il glissa sa tête entre ses seins, les embrassant un à un, les caressant, en savourant la douceur, s’enfouissant en leur creux comme pour mieux si perdre.

Sans le savoir, elle avait retourné la situation. En acceptant sa domination sans sourciller, en s’offrant à lui sans aucune résistance, elle l’avait réussi à le faire fléchir. Elle venait de gagner, il venait de perdre. Il avait même perdu beaucoup plus qu’elle ne pouvait l’imaginer car pour la première fois une femme, cette jeune femme, venait de lui procurer un sentiment qu’il n’avait jamais éprouvé jusqu’à présent : celui d’aimer, tel un coup de foudre survenant au détour d’une rue, en croisant un regard. Elle avait pénétré son esprit avant même que leur deux corps ne s’unissent.

Il lui retira ses liens, dénoua le foulard sur ses yeux, puis la souleva dans ses bras. Les yeux dans les yeux, il la porta jusque dans la chambre, la déposa délicatement sur le lit et l’abandonna un court instant afin d’aller fermer la porte de la pièce pour protéger leurs tendres ébats, des regards indiscrets.

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11 février 2008

° Plaisirs des sens - 3 ~ Le jeu °

Les épisodes précédents.

Elle le regarda droit dans les yeux ; tandis que son regard réclamait l’indulgence de ce bel inconnu, le sien ne laissait transparaître aucune émotion. Elle attendit quelques secondes de plus mais n’obtient aucune réponse. Regrettant son hésitation précédente, elle se retourna et partit en direction de l’entrée de son l’immeuble. A peine dans le hall, elle se retrouva plaquée contre le mur, le dos tourné à son agresseur, les mains maintenues avec force en hauteur. Elle sentit un souffle chaud s’approcher d’elle, de sa nuque, de son oreille.

« Tu crois que je laisse partir mes proies aussi facilement ? A partir de maintenant, tu es à moi, tu fais ce que je te dis…  Ce n’est plus toi qui décides ma belle. » lui murmura-t-il fermement.

Sa voix rauque la fit frissonner, son corps entier tremblait mais elle ne savait pas si cela était du à la peur ou à l’excitation de la situation…

Elle accepta les règles du jeu et ensemble, ils prient l’ascenseur. Les seuls échangent furent ceux de leur regard, aucune parole. Il l’observait, ou plutôt, il l’analysait, la devinait. Elle, elle le regardait, elle n’était plus inquiète mais ne savait pas trop ce qu’elle devait faire, elle semblait le lui demander du regard sans oser lui parler.

Arrivé au niveau de l’étage, il la laissa sortir de l’ascenseur en premier tel un gentleman. Elle remarqua devant sa porte un joli bouquet, abandonné au sol. Elle se baissa pour le ramasser et le porta à son visage pour en humer les parfums. Il était originalement composé : des roses rouges pourpres, des brindilles sur lesquelles des carrés de miroir étaient fixés, le laissant ainsi étinceler à la lumière, et des plumes d’autruche. Elle le remercia d’un grand sourire tout en l’invitant à entrer.

L’inconnu découvrit l’univers préparé par la belle. Il eut un léger rictus et la regarda d’un regard presque complice.

« Hummm… Je pense que l’on va bien s’amuser ce soir tous les deux… Par quoi commençons nous ? »

« J’ai une bonne bouteille de vin blanc moelleux au frais, cela vous dit ? » lui bafouilla-t-elle, prise au dépourvu.

Ils s’installèrent côte à côte sur le canapé devant la cheminée, trinquèrent à cette soirée qui commençait, et restèrent plusieurs minutes silencieux, pas une paroles, justes des échanges de regards…

- Etes-vous joueur ?

- Quelle question, bien sûr que je suis joueur ! Que me proposez-vous ?

- Un petit jeu de hasard et… de gourmandise…

Elle attrapa deux petits sachets de toile fermés par un ruban rouge. Elle lui laissa choisir l’un deux.

- Ceux ne sont pas de simples chocolats. Vous avez les verbes, j’ai les mots ; vous sortez un chocolat, j’en sors un et vous devez réaliser l’action tirée au sort.

- Toucher

- Lèvres

- Je peux « toucher » comme je veux ?

- Hein hein…

Il mit le palet de chocolat entre ses dents. Il s’approcha d’elle et commança à frôler ses lèvres avec le chocolat. Elle bascula lentement sa tête en arrière, ferma ses yeux afin mieux s’offrir à lui. Elle sentit à nouveau son souffle chaud l’envahir, il venait et revenait de gauche à droite, de droite à gauche… Emportée par ce va et vient, elle entrouvrit ses lèvres, sortit sa langue et lécha doucement la douceur qui peu à peu, fondait jusqu’à disparaître, au point qu’elle fut en contact avec les lèvres du bel inconnu… qui mit fin immédiatement à cet échange.

- Petite tricheuse… Vous m’obliger à changer de donne… à changer les règles. Deux tirages cette fois-ci et je déciderai ensuite. Caresser, mordre…

- Oreille, fesses…

- Vous avez une préférence ? Mordre l’oreille ou les fesses ? Caresser l’oreille ou les fesses…

- J’ai triché… Je n’ai pas le droit de choisir, c’est mon gage…

- Je vois que vous avez tout compris ma chère…

Il l’attrapa, la plaqua contre lui, déplaça ses longs cheveux bruns sur le côté afin de dégager son oreille… Sans retenue, il lui mordit l’oreille, descendit jusqu’au lobe et le suça comme pour atténuer la douleur qu’il venait de lui infliger. Il le garda serrer entre ses dents, tout en descendant progressivement sa main sur la taille… la hanche… la cuisse de la belle, jusqu’à atteindre la fente de sa robe. Doucement, il refit le chemin inverse pour arriver sur sa fesse. Il s'attarda longuement sur les fesses dénudées de la belle, en apprécia la texture, la douceur, la fermeté… Soudain, alors qu’elle se délectait de ses caresses, et sans plus d'égard, il lui mordit à nouveau l'oreille…

« A partir de maintenant, je reprends les rênes, c'est moi qui décide de ce que l'on va faire… ensemble… Vous n'avez plus de droit de faire quoique ce soit… Compris ? »

Elle hocha la tête pour lui signaler son accord, mais une petite lueur d'inquiétude se lisait dans son regard.

Il mit ses mains sur les épaules de la belle, les effleura, descendit lentement les bretelles de la robe, passa sa main dans le dos afin de dégrafer un à un les boutons de la robe ; celle-ci glissa d'elle même sur la taille de la jeune femme. D'un geste délicat, il la fit tomber jusqu'au sol. La belle se retrouva face à lui, tremblante, pratiquement nue, avec pour seul vêtement son string de dentelle noir et ses longs cheveux bruns recouvrant sa poitrine.

Il l'entraîna au sol, l'allongea... Ils étaient tout près de la cheminée, les brindilles s'y consumant apportaient une ambiance très intime et une agréable chaleur, réchauffant et caressant leur corps. Il commença un nouveau jeu ; sortant de sa veste un foulard en soie de couleur prune, il lui banda les yeux. Elle ne bougeait pas, se laissait faire. Il alla récupérer du bouquet de fleurs une plume d'autruche, une rose puis le miel et le gingembre. Elle était étendue au sol, sur le dos, une jambe relevée ; elle semblait détendue et était totalement à sa merci. Il s'approcha juste au dessus d'elle, lui saisit une main, la posa sur son torse et lui susurra :

« Retire moi ma chemise. »

Elle s'exécuta, un à un, elle défit les boutons… Délicatement, elle lui retira sa chemise, passant sa main sur l’épaule, puis sur l'autre, la descendant peu à peu jusqu’à sa taille, glissant sa main sur le côté afin d’arriver à la ceinture. Avec un peu de mal, elle réussit à la défaire, à déboutonner puis à ouvrir la braguette… Allant pour dégager le pantalon, il la stoppa.

« Ne soit pas si pressée… On a le temps. »

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09 février 2008

° Plaisirs des sens - 2 ~ La Rencontre °

A l'époque, lors de la parution du premier épisode qui ne devait être qu'une ambiance de « mise en bouche », Enriqueta la coquine, désirait une suite… J’ai affiné ma plume plus sérieusement pour écrire trois épisodes supplémentaires : La rencontre, que vous allez découvrir ci dessous, Le Jeu & The End qui seront publiés dans les jours prochains - avant la Saint Valentin afin de vous mettre en appétit…


L'épisode précédent.

Les vingt coups de vingt heures raisonnèrent dans le salon. Perdue dans ses pensées, ils la firent sursauter, d’autant qu’au même instant, la sonnerie de la porte d’entrée retentie. Surprise, elle fut prise de panique l’espace de quelques secondes…  Des secondes interminables durant lesquelles ses idées se bousculèrent et s’affolèrent.

Devait-elle ouvrit ?

N’avait-elle pas fait une erreur en acceptant la proposition de cet inconnu, en décidant de s’offrir à lui ? En lui laissant son adresse ? L’hôtel aurait été plus anonyme, il n’aurait jamais pu la retrouver… Plus sûr…

Peut-être sera-t-il violant ?

Et si finalement elle souhaitait tout arrêter, si elle ne se sentait pas suffisamment en confiance pour poursuivre la soirée avec lui et que lui désirait le contraire…

Que fera-t-elle ?

Elle n’aurait pas la force de se défendre contre lui…

Crier ?

Oui, mais qui l’entendrait, qui viendrait lui porter secours ? Les soirs de week-end, il y a peu de voisins présents dans l’immeuble. Si, la vielle dame, elle pourrait appeler la Police.

Le gardien ?

Oui, le gardien est là ce soir, il pourrait monter au cas où…

La sonnerie retentit à nouveau. Rassurée, elle s’approcha lentement vers la porte afin qu’il ne l’entende pas.

Discrètement, elle colla son œil sur le judas et observa l’inconnu.

Malgré la déformation du judas, elle aperçu un homme grand, à la peau mat, les cheveux châtains foncés. Il était trop éloigné pour voir ses yeux, mais ils lui semblaient clairs. Il se tenait droit devant elle, seul la porte les séparait. Un bras le long du corps, l’autre caché dans son dos.

Que pouvait-il tenir dans son dos ? Un bouquet de fleurs, des sucreries… Une arme ???

Elle secoua la tête en se traitant d’idiote et de parano, tout en continuant à le scruter.

Il devait avoir à peu plus de la trentaine. Il avait une allure très raffinée, très élégante. Il portait un costume bien taillé, de couleur sombre et une chemise blanche dont les trois premiers boutons n’étaient pas attachés, laissant ainsi apparaître son torse musclé.

La lumière du palier s’éteignit, il se retourna pour réenclencher le minuteur et revint sonner une dernière fois.

« Je suis sûr que tu est là ma belle… Derrière la porte, entrain de m'épier… Entrain de te demander si tu dois ou pas m’ouvrir… J’te laisse une dernière chance ma princesse, après coup je repartirai sans exaucer aucun de tes vœux. Dommage pour toi… » Murmura-t-il au travers de la porte.

Elle se recula brusquement, étonnée par sa réaction… mais aussi très attirée par cet homme si beau, si sûr de lui. Elle approcha sa main du verrou pour lui ouvrir mais remarqua qu’elle ne s’était pas habillée.

Elle se précipita dans sa chambre pour enfiler la robe préparée sur le lit. C’était une robe longue, noire, à fines bretelles, au décolleté profond et ouverte sur l’un des côté jusqu’au milieu de la cuisse.

Une fois parée et après avoir jeté un rapide coup d’œil au miroir de l’entrée pour rectifier une éventuelle imperfection, elle ouvrit la porte.

La stupéfaction se mêmait à la déception. Le bel inconnu avait disparu. Elle entendit l’ascenseur descendre et sans réfléchir s’élança dans l’escalier pour tenter de le rattraper. A peine arrivée aux dernières marches, elle vit se refermer la porte vitrée. Elle s’y faufila au travers avant même sa fermeture et couru pour rejoindre son inconnu.

Elle l’attrapa par l’épaule et lui dit :

« S’il vous plait… Vous aviez rendez-vous chez moi… J’ai… j’ai… enfin… Il est trop tard maintenant ? »

Posté par Cassandrali à 14:15 - Prête Moi ta Plume... pour Ecrire un mOt - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

J'ai un Secret

Un secret ? Révéler mon secret ? Mes secrets...
Quelle idée !
Non, non & non !!! Je vous l'assure, je ne dirai rien.
Même sous la torture, mon secret, mes secrets resteront des secrets.
Mais pour plaire à Enriqueta, je relève le défi à ma façon...

°oOo°

J’ai voulu t’inscrire mon secret,
En un message à la plume, un soir de printemps,
Mais le ciel de ses nuages s’est voilé.

J’ai voulu te dire mon secret,
D’un murmure à l'oreille, un après-midi d’été,
Mais le soleil de ses rayons m’a muselée.

J’ai voulu t’écrire mon secret,
Sur une feuille de soie, un soir d’automne,
Mais la pluie de ses gouttes l’a effacée.

J’ai voulu te lire mon secret,
En poésie dans mon recueil, un après-midi d’hiver,
Mais le vent de ses rafales l’a emporté.

Le ciel, le soleil, la pluie & le vent,
Ont voulu au fil du temps enfouir mon secret,
& laisser l’amour s’épanouir à tout jamais.

Posté par Cassandrali à 16:18 - Un Soupçon de Poésie... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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