28 septembre 2007
Devoir de rentrée
Ca y est, j'ai enfin trouvé un peu de temps pour écrire ma version du devoir de vacances lancé sur le site de l'Equipe de Choc. J'ai choisi l'homme en maillot de bain style shorty, sous la douche...
~ ° o O o ° ~
Comment ?
Que dites vous ?
Vous vous moquez…
Que je devrais être confus, embarrassé…
Que je devrais m’éclipser ou camoufler cette pro-tu-bé-ran-ce…
Mais…
Pourquoi ?
Oui, il s’est affermi, d’ailleurs je me sens un peu enserré là dedans, mais cette réaction est tout à fait naturelle ! Je suis un homme.
Qui plus est, je ne suis pas n’importe quel homme !
Je suis Mario.
Oui, j’ai des origines italiennes.
Oui, je suis maître nageur.
Bien sûr que je sauve des vies et pas seulement celles des téméraires qui je jettent à l'eau lorsque c'est interdit.
Oui, je suis jeune & beau comme un dieu,
Oui, j’entretiens mon corps.
Mon physique en ferait pâlir plus d’un ! Je fais des envieux mais surtout des envieuses !
Non, non je n’ai pas honte !
Je vous fais honneur, je célèbre votre beauté et je vénère votre magnificence.
Tous vos sourires enjôleurs, vos regards de braise, vos silhouettes enchanteresses me touchent, j’y suis très sensible et ils me perturbent.
Comme rester de marbres ?
Vous êtes si affriolantes, déconcertantes, fascinantes, excitantes, envoûtantes…
Vous me troublez, je perds tous contrôles de moi-même lorsque mes yeux se posent sur vous.
Alors oui, je suis comme au "garde à vous", prêt à vous obéir, prêt à vous satisfaire, à accomplir le moindre de vos désirs.
Vous savez, malgré mes allures de macho, je sais être tendre, doux, câlin mais aussi joueur, taquin, gourmand… Patient, endurant et plutôt doué…
Cessez donc de vous gaussez & laissez vous tenter, rêver, fantasmer.
Venez me rejoindre & je vous l’assure, vous ne serrez pas déçues.
Vous vous initierez aux plaisirs, découvrirez ma puissance, évanouirez vos craintes pour vivre d’intenses bonheurs, exulter des jouissances jusque là inconnues.
Parce que je suis Mario, que je suis là pour vous servir…
& vous asservir.
26 septembre 2007
Du Temps, du temps, du temps... Il me faut du Temps !!!
J'suis tout le temps entrain de le dire mais c'est pourtant vrai.
C'est une catastrophe : je n'ai jamais le temps de faire tout ce que je voudrai faire. Entre famille, boulot où en ce moment le rythme est très soutenu & le reste - blogamis, lecture, écriture... - j'ai du mal à tout gérer !!!
Comme je ne peux pas zapper la famille ou le boulot et bien c'est le reste qui en pâtit ... A mon grand regret.
Alors à tous EXCUSEZ MOI d'être moins présente chez vous, d'être moins présente ici & de ne pas être suffisamment réactive sur le jeu d'écriture.
Promis, j'essaye de faire des efforts.
20 septembre 2007
L’heure n’est pas venue
Consigne N°53 de chez Coumarine :
Voici une photo qui m'a été confiée par une participante (étudiante) à mes ateliers d'écriture. Elle s'appelle Anaïs, elle n'a pas de blog, mais écrit avec un réel talent d'écriture. La photo a été prise quelque part à Bruxelles...
Le texte commencera par cet incipit:
L'horloge indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...
~ ° o O o ° ~
& Voici ma version...
L’heure n’est pas venue
L’horloge indique vingt-deux heures trente, mais elle est en avance.
Je le sais, cela fait trois ans que je la regarde tous les soirs. Trois ans que je le constate. Trois ans que je désespère que ces quelques minutes d’avance sur le temps, ne me permettent de changer le cours de ma vie, le jour où le destin décidera de la remettre à l’heure. Cette vie devenue insipide, affligeante au fil du temps… Insupportable.
Tel un chat qui joue avec sa proie, la torture avant de la dévorer, je subis les affres de cette existence qui s’acharne sur moi. Les doutes, les craintes, les angoisses tourbillonnent, raisonnent dans ma tête. Je n’en puis plus. J’ai besoin de trouver le repos de l’âme… De cesser de penser.
Assis sur le bord de la balustrade, les yeux humidifiés par mes larmes, je suis prêt à rejoindre ce vide qui m’attire, faire le grand saut. Ce saut libérateur, rédempteur…
Mon regard croise les deux lucarnes côte à côte du bâtiment d’en face. Une étrange sensation m’envahit, celle d’être observé… Surveillé par ces lucarnes plantées là comme des yeux sur un visage. Deux grands yeux étonnés de me voir si proche d’eux, si prêt à renoncer… Trop lâche.
Le déplacement des nuages dans le ciel de la nuit obscure, laisse transpercer la lumière de la lune qui se reflète sur la lucarne entrouverte. Elle semble me faire des clins d’œil. J’ai l’impression qu’elle cherche à attirer mon attention, à me délivrer un message :
Non, ne saute pas ! Reste avec nous.
Je ne suis plus seul, cette présence inconnue me dérange, me déconcentre. Delirium tremens… Tous ces verres ingurgités pour avoir du courage… Le courage d’en terminer une bonne fois pour toutes. Maintenant j’hésite…
J’observe à nouveau les lucarnes que la lune éclaire entièrement. Je distingue un reflet, une ombre, des cheveux longs & clairs, un enfant jouant avec un petit miroir. Il ouvre la fenêtre, me dévisage, puis m’offre le plus beau des sourires qui soit avant de disparaître en me faisant un signe d’au revoir. Son innocence apaise ma détresse…
L’espace d’un instant l’espoir revient.
19 septembre 2007
Devoir de rentrée
& oui, c'est d'actualité en cette période de reprise du travail ou des cours pour presque tout le monde !!! Alors je lance une nouvelle fois le petit jeu d'écriture à partir d'une image, sur le blog de L'équipe de choc animé par Irène, Enriqueta, Cindy Capitainelili & moi même.
Voici ci-dessous un aperçu des images proposées ; toutes les explications sont ici. Allez-y et inscrivez-vous vite !!!
13 septembre 2007
Misterio 13
Sur une idée d'Enriqueta proposé sur le site des équipières de choc.
Voici un nouveau jeu d’écriture :
Aujourd’hui Mercredi 29 Août 2007, en ouvrant ma messagerie, j’y découvre un mail anonyme qui me dit la chose suivante :
« Bonjour,
Si tu crois au destin et si tu veux mettre un peu de sel dans ta vie, briser la routine, connecte-toi le Jeudi 13 Septembre 2007 à 21h00 sur le site suivant :
http://misterio13.over-blog.com
Et que l’aventure commence… »
A vous d ‘écrire la suite avec un récit à la première personne du singulier, vous pouvez décrire la situation de départ, puis l’attente jusqu’au 13, et surtout la décision le faire ou non, et si vous vous connectez, que se passe-t-il ?
Votre récit devra être publié sur votre blog le Jeudi 13 Septembre à 21h00 si possible. Amusez-vous bien !
~ ° o O o ° ~
Le jour J est arrivé. Il est aux environs de neuf heures moins le quart et je suis assise devant mon écran d’ordinateur. Malgré l’extrême fatigue de ces derniers temps liée au travail, au rythme intense de ce début de rentrée, à toutes ces nuits tourmentées par le fait du stress & des problèmes personnels, j’ai tenu à ne pas manquer le rendez-vous fixé par l’expéditeur anonyme. Je surfe de page en page en attendant patiemment 21h00, l’heure de vérité.
J’ai ouvert un second onglet sur ma messagerie Intemet, directement sur le message reçu ce mercredi 29 août…
J’ai été tout d’abord très surprise de recevoir un mail de ce genre dans ma boite aux lettres car celle-ci est dédiée à mon blog, peu de personnes en connaissent son existence et elle n’a jamais été utilisée sur d’autres sites en dehors des blogs. Ma première réaction a donc été de le supprimer, sans même prendre le temps de le lire. Je suis assez méfiante, j’ai même pour règle de ne jamais ouvrir un message dont l’expéditeur est inconnu. Je le dis et le répète assez souvent au travail, pour ne pas le transgresser moi-même.
& puis j’ai hésité… Après tout, qu’est-ce que je risque ? Il n’y a pas de pièce jointe ; le risque n’existe que si j’ouvre un fichier ou si je clique sur un lien… Finalement, je l’ai gardé sans pour autant le lire, préférant le faire depuis mon travail où les systèmes sont plus sécurisés. Le lendemain midi, au moment de la pause repas, entre yaourt et fruit, j’ai découvert le contenu du mystérieux message :
« Bonjour,
Si tu crois au destin et si tu veux mettre un peu de sel dans ta vie, briser la routine, connecte-toi le Jeudi 13 Septembre 2007 à 21h00 sur le site suivant :
http ://misterio13.over-blog.com
Et que l’aventure commence… »
Grhhh ! Il y avait un lien ! Là, ce n’était plus pareil ! Le risque était plus important si je cliquais dessus…
Qu’allait-il se passer après ? Il y a tant de « saletés » qui trainent sur Internet, exploitant la moindre faille, et pour lesquels, même un système bien protégé n’est pas à l’abri ; mes craintes grandissaient. Il ne faudrait pas que je mette en cause la stabilité des systèmes par ma faute ! Bon, ce n’était pas pour toute de suite, mais pour dans deux semaines. J’avais donc tout le temps pour y réfléchir et prendre une décision. J’ai fermé le message pour poursuivre mes consultations Internet, rattraper mon retard sur la lecture de mes blogsamis.
Les jours qui ont suivi ne m’ont pas trop laissé le loisir de songer au mail. La rentrée, les enfants, leur garde robe à renouveler, mon mari trop souvent absent, plus que d’habitude ou non prévues… & tout le lot d’incertitudes, de questionnements, de doutes qui m’accapare systématiquement l’esprit dans ce type de situation… L’angoisse… Mes démons imaginaires, comme je les appelle, qui reviennent hanter mes journées, mes nuits et qui sont dans la plupart du temps qu’absurdité. Ce n’est qu’hier soir que je me suis souvenu du message. Je savais que j’avais quelque chose à faire sans me rappeler laquelle. J’ai réfléchi aux différents rendez-vous pris ou à prendre, personnel et professionnel, un truc à la télé que j’aurai souhaité voir… Non, non il n’y avait rien dont je me souvenais qui correspondait à cela. C’est en regardant aux infos un reportage sur le phénomène des blogs, leur ampleur et le succès qu’ils remportaient chaque jour un peu plus auprès des internautes, que je me suis rappelé de Misterio.
Ah oui, c’est ça ! Faut pas que j’oublie demain !
Alors voila, maintenant j’y suis. Il est 20h59. Dans une minute je découvrirai l’origine ou tout du moins le dessein de ce message. Arnaque, piège, ânerie, baliverne… Qu’importe ! Ma curiosité l’emporte sur la raison et tant pis pour les conséquences. Je tente le risque. Je passe sur l’onglet de ma messagerie et lorsque l’horloge de mon ordinateur indique 21h00, je clique sur le lien.
J’attends… C’est assez long… Ma connexion semble s’emmêler dans les méandres de la toile, ne pas aboutir, à moins que ce ne soit mon impatience qui amplifie cette attente.
Un début de page s’affiche, laissant découvrir un fond bleu vert ou plutôt vert d’eau qui me plait beaucoup. Cela me fait penser au calme champêtre d’un bord d’étang, à la douceur du mois de mai, lorsque la nature s’éveille peu à peu après un rude hiver, aux chants des oiseaux agités par l’effervescence de cette période de renaissance. A la différence d’un noir ou d’une couleur plus agressive qui aurait pu m’alerter sur le contenu du site, cette couleur me rassure ; je me sens sereine et détendue, presque en confiance. Le titre de la page apparaît :
« Misterio… »
Le style des lettres est en script, arrondi, épuré et de couleur blanche avec un léger relief. En dessous, une phrase écrite dans le même style mais de taille inférieure apparaît lentement :
« Exhumer Les envies d’une Vie sans vie, Raviver Les mystères des Destinées de nos Vies… »
Un titre intriguant attisant d’autant le feu de la curiosité se consumant en moi.
Qu’il y a-t-il derrière tout cela ?
Que propose-t-il ?
L’affichage de la page se termine et je découvre un blog comportant un seul article, pas de description, pas d’archives, ni d’information sur l’auteur. Le mystère reste entier. L’unique article ressemble au mail reçu et propose un nouveau lien. Avant de cliquer dessus je regarde si des commentaires existent… Mais il n’y en a aucun, d’ailleurs il n’y a pas la possibilité d’en déposer.
Sans perdre de temps à réfléchir sur les conséquences de mes actes, je clique sur le lien communiqué. Je tombe sur une nouvelle page ; c’est un formulaire me posant différentes questions personnelles permettant de me décrire, de me faire connaître, d’exprimer mes envies, ce que j’aime, ce que je n’aime pas dans différents domaines, comme pour se découvrir des affinités. En tout, une trentaine de questions plus ou moins indiscrètes auxquelles je réponds en toute honnêteté, sans réticence.
Un temps de traitement est nécessaire. Je regarde le sablier en cristal afficher sur l’écran. Son sable fin et bleu turquoise s’écoule doucement, puis se retourne afin de d’en écouler une nouvelle fois son contenu. L’opération se répète, une fois, deux fois, puis encore plusieurs fois mais je ne les compte plus. Je désespère d’aboutir aux résultats de ce questionnaire.
Le traitement s’interrompe, un message s’affiche. Il m’informe que l’ensemble de mes réponses a permis de préparer les éléments nécessaires à l’élaboration d’un scénario. Je dois confirmer mon intension ou bien abandonner. Un avertissement clignotant précise qu’après avoir confirmé mon intension de poursuivre, je ne pourrai plus revenir en arrière. Toujours sans aucune hésitation, je confirme mon choix.
Un nouvel écran apparaît. J’entre dans un univers virtuel. Je découvre mon personnage dont la ressemblance est assez déconcertante. Je suis au milieu de l’écran dans le jardin d’une grande propriété. Je m’y promène un livre à la main sans but précis, me dirigeant vers un parc. Une musique douce et relaxante accompagne mes déplacements. Il n’y a aucun autre personnage autour de moi. Je fais encore quelque pas et une porte s’érige devant moi, les murs sont inexistants ou bien transparents car je ne les vois pas.
Faut-il ouvrir cette porte ou bien rester dans cet endroit où le calme est si rassurant ?
Qu'y a-t-il derrière ?
Une autre porte se présentera-t-elle à moi si je décide de ne pas ouvrir celle-ci ?
J’avance ma main vers la poignée mais au moment où je m’apprête à la tourner, j’entends les cris d’un homme au visage complètement flouté :
« Non ! N’y vas pas ! »
Mais il est déjà trop tard. Le seul effleurement de la poignée a suffit à déclencher son mécanisme d’ouverture. Je me sens happée par l’espace de cette pièce faite de murs de verre. La porte claque et en quelques secondes, se dématérialise. Je me retrouve enfermée à l’intérieur et sans aucun moyen d’en sortir.
J’entends l’homme crier à nouveau. Il court dans ma direction et tente de passer au travers des murs. Je distingue à présent son visage. Il m’est familier, je connais cette personne, je le sais, mais ni son nom, ni son prénom, ni même le lien qui me lie à elle, ne me reviennent… Je vois deux ombres drapées d’une cape en étoffe noire se rapprocher de l’homme. Je suis face à lui, je pourrai presque le toucher, j’ai envie de lui caresser la joue pour le rassurer tant l’inquiétude et la peur se lisent sur son visage. Les deux ombres le saisissent et l’emmènent au loin, flottant dans les airs tout d’abord pour ensuite s’engouffrer dans les entrailles de la terre. Il me crie :
« Aide-moi… Aide-moi, je t’en supplie… » Avant de disparaître en hurlant : « Mais je t’aime… »
Je reste stoïque, les mains à plat sur le mur transparent de cette pièce. Je sais qu’il est déjà trop tard, les ombres l’ont emporté, il ne reviendra plus. J’aurai dû l’embraser pour lui pardonner, une dernière fois, avant de le laisser partir.
Je me retourne brusquement. Une lumière blanche d’une luminosité extrême et jaillissante du ciel, m’éblouit. Je remarque à cet instant que j’évolue dans univers achromatique, se colorant petit à petit grâce à cette source de lumière, tel un peintre utilisant les teintes de sa palette pour donner vie à son œuvre.
Le camaïeu du bleu du ciel se mêle au dégradé émeraude des arbres et des herbes de la plaine vallonnée. Le jaune auréolin du soleil au zénith accélère l’éclosion des fleurs et l’explosion d’un chamarré de couleurs resplendissantes. Au travers d’une touche de blanc poudré, un nuage se forme atténuant l’éblouissement. Une forme humaine, vêtue d’une aube blanche s’y détache. Je ne saurai deviner s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, même sa voix n’en révèle pas sa qualité. Elle me délivre un message :
« Les portes du royaume de la vie te resteront fermées tant que le sort jeté sur ta destinée ne sera pas brisé. Retrouve les enfants de l’aurore égarés dans le parc des pas sans fin. Avec leur aide, leur courage et votre détermination, vous unirez vos forces pour combattre les ombres de la mort, délivrer l’être cher du monde interdit des ténèbres et renverser le cours de la vie. »
Je la contemple, son aura captive toute mon attention. Je suis comme envoutée par sa présence et son charme. Je ressens l’immense besoin de l’adorer, de lui offrir toute ma dévotion… Je reste sans voix lorsqu’elle me fixe du regard et m’indique une porte qui vient de prendre forme à quelques mètres de moi. Elle me fait signe de m’y rendre avant de disparaître emportant avec elle son faisceau de lumière et le chromatisme des teintes. Seule la surface de la porte garde les couleurs par transparence du lieu qui se présente derrière une fois le seuil franchit.
C’est une clairière accueillante et lumineuse. En son cœur, une tourelle octogonale en pierre recouverte un dôme et ouverte une façade sur deux par des arcades. Je devine en son centre une sculpture mais je suis trop loin pour la distinguer. Je m’avance un peu plus près de la porte mais pas trop. La précédente expérience m’effraye encore.
Que va-t-il se passer lorsque que je l’ouvrirai ?
Quelqu’un surgira-t-il de nulle part ?
Les ombres de la mort feront-elles irruption pour l’enlever ?
A moins qu’elles ne viennent pour moi…
Je n’ose agir. Pétrifiée par le doute et la peur, je reste devant la porte incapable de prendre une décision. Inconsciemment, ma main tremblante s’approche de la poignée, elle se fige à quelques centimètres…
Soudain, l’hurlement strident d’une alarme retentit. Je ne sais d’où elle provient, son bruit s’intensifie et devient insupportable même avec les mains sur les oreilles. Je me plie sous la douleur qu’elle génère dans ma tête. Je me sens faillir, je tente d’y résister mais le bruit persiste et je perds connaissance…
Lorsque je retrouve mes esprits, je me redresse et relève ma tête. L’alarme a stoppée. Je m’aperçois que je suis face à mon écran, il est 00h13. J’ai dû m’endormir à un moment donné en consultant le site ou en attendant son affichage. Tout est trouble, je ne me souviens plus réellement de ce qui s’est passé avant. Je suppose que j’ai dû rêver, que la sonnerie était celle de mon clavier sur lequel j’avais dû sombrer, emportée par le sommeil. L’écran est resté connecté sur le site. La note lue tout à l’heure est modifiée, complétée par une citation de Platon :
« Chacun, parce qu'il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c'est-à-dire de sa destinée. »
11 septembre 2007
¤ * Oo° The Fray ~ How To Save a Life
Parmi les musiques que j'écoute en ce moment, il y a celle-ci : The Fray ~ How To Save a Life. C'est la BO de la série "Grey's Anatomy" dont je n'ai pas râté un épisode.
J'adore !!! Aussi bien la série que la BO d'ailleurs...
Alors pour ne pas l'oublier & pour la partager avec vous, voici la musique, les paroles et la traduction.
|
Step one you say we need to talk |
Premièrement, tu dis que nous avons besoin de parler |
Paroles & traduction trouvées sur Paroles Musique
06 septembre 2007
Des petits test & puis s'en vont...
J'ai découvert dernièrement, le site Testetvous.com de Psychologies & depuis, j'y fait régulièrement un saut... Aujourd'hui, je me suis lancée dans celui-ci :
Savez-vous écouter votre sensualité ?
"Entendre les désirs que le corps exprime, savoir y répondre, ce n’est pas donné à tout le monde. Entre la tête et le corps, l’entente n’est pas toujours parfaite. Comment réagissez-vous lorsque vos sens vous sollicitent ?"
Par Dominique François
Titre accrocheur... Test gratuit... Je ne peux y résister... & me voici partie à cliquer sur le quinzaine de questions proposées :
1. C’est l’heure ! Le réveil a sonné. Debout !
Vous lézardez cinq, dix minutes, voire plus…
Vous vous accordez un petit rab
Vous vous levez tout de suite
& oui, si je reste, j’suis foutue, j’serai en retard & je déteste çà !
2. Quelle odeur vous évoque le plus de sensations agréables ?
Le pain grillé, au petit-déjeuner
Votre parfum préféré
Un feu de bois
En fait les trois sont susceptibles d’éveiller d’agréables sensations…
3. Vous avez flashé sur une paire de chaussures superbes. Il ne reste plus que la pointure en dessous de la vôtre.
Dommage ! Vous vous en passerez…
Vous essaierez de les faire agrandir par le cordonnier !
Elles sont trop belles. Vous les achetez.
Ben oui, j’suis pas maso non plus !
4. Premier jour de soleil. Vous arrivez sur la plage et vous n’avez pas de crème solaire...
Tant pis pour les coups de soleil ! Vous vous faites bronzer.
Pas question de brûler, vous restez habillée.
Vous ne vous exposez pas trop longtemps…
Si y a du soleil autant en profiter, déjà qu’il se fait rare…
5. Cadeau ! À vous de choisir :
Une séance de massage
Une coupe de cheveux chez votre coiffeur préféré
Un soin du corps
Des papouilles, des caresses… Toutes douces… Hummmm… J’en frémis d’avance.
6. Le plaisir le plus délicieux :
Un verre d’eau quand vous mourez de soif
Dormir quand vous crevez de sommeil
Une glace quand vous étouffez de chaleur
Le bonheur… Je m’allonge, tout mon corps se détente & rrrrrrrrrr ffffffffffffff… Je m’endors.
7. Quel mot vous semble le plus doux à l’oreille ?
Susurrer
Murmurer
Fredonner
Susurrer, murmurer… C’est presque pareil…
8. Quel animal vous est le plus antipathique ?
Le rat
L’araignée
Le serpent
Quelle horreur ces bestioles !
9. Quelle situation vous semble la plus romantique ?
Une balade à dos de chameau dans le désert
Une promenade au clair de lune sur la plage
Un bain de minuit dans une mer tiède
Bain minuit… Romantique… Bof…
10. Quelle est votre position préférée pour lire ?
Allongé(e) sur votre lit
Assis(e) dans un fauteuil
Ça dépend de votre humeur
De toute façon, si je m’allonge, j’suis sûre de dormir dans les 5mn qui suivent !
11. Pour le choix d’un vêtement, quel est votre critère prioritaire ?
La coupe
Le tissu
La couleur
En fait, c’est le tout, mais le premier critère dans les rayons, c’est la couleur.
12. Les hommes qui utilisent une crème de beauté, cela vous paraît :
Normal
Ridicule
Sans opinion
Un homme qui s’entretient c’est dans l’air du temps de nos jours !
13. Pour vous remonter le moral, le plus efficace c’est...
Votre gâteau préféré
L’achat d’un vêtement
Une sortie au cinéma
Quand on est gourmande…
14. Quand vous commencez un régime...
Vous vous y tenez
Vous faites de nombreux écarts
Vous craquez dès le premier jour
& oui, je l’ai dit j’suis gourmande !
15. La panne la plus pénible à supporter :
Plus d’électricité
Plus d’eau chaude
Plus de réseau pour le portable
C’est le cas en ce moment chez moi… Ca réveille le matin !!!
& tout çà pour ce résultat :
Une question de contrôle
Vous avez un solide appétit de sensations mais vous faites parfois la fine bouche. Vous avez un peu de mal à admettre les revendications de votre corps. Il y a une petite voix en vous qui censure votre envie de profiter de toute la richesse des plaisirs que vos sens vous réclament.
En réalité, vous avez un peu peur de perdre le contrôle et de vous laisser mener par des envies trop instinctives. Ne craignez rien ! Vous en êtes loin. Votre sensualité est au contraire une alliée précieuse qui vous permet de relativiser les problèmes lorsqu’ils deviennent trop pesants et de retrouver très vite l’envie de croquer la vie à pleines dents.
Quel meilleur remède contre les contrariétés qu’une séance de massage, un délicieux gâteau ou mieux encore un câlin amoureux ? Inutile de vous convaincre, vous le savez déjà mais peut-être ignorez-vous les vertus créatives de la sensualité ? De nombreux artistes : des peintres, des écrivains, des musiciens y ont puisé leur inspiration. Et si vous suiviez leur exemple…
Le côté rassurant, c’est que 66 % des 1462 internautes qui ont déjà fait ce test, ont obtenu le même résultat que moi. Oufff... Je ne suis pas la seule à être un peu coïncée avec ma sensualité !!!
Si vous aussi, vous souhaitez faire ce test ou bien un autre car il y en a plein de gratuit & qui ne prennent que 5 mn de votre temps, allez sur le site Testetvous.com - le lien est mis en début de ma note.
03 septembre 2007
7 Mots pour la rentrée
Atelier d'écriture " Les Impromptus Littéraires "
Thème de la semaine du 27/08/07 au 02/09/07 - " 7 Mots pour la rentrée "
Le temps de la rentrée arrive à pas feutrés, dans le calme ou dans la démesure. C'est un moment de stress, d'évocations de souvenirs d'été, de préparation à la reprise du travail ou de mélancolie. Ce peut-être également un moment de pur délire.
Il vous est proposé de rédiger un texte dans lequel devront impérativement figurer les 7 mots suivants écrits comme il suit : Orion, GPS, sensualité , professeur, abricot, agenda et tong.
Les pluriels seront acceptés. Cet ordre n'est qu'indicatif.
À vos plumes ! Et bonne rentrée !
~ ° o O o ° ~
Les vacances, synonyme de repos, de soleil, de valises, de centaines de kilomètres pour regagner son lieu de villégiature. L’une des périodes de l’année les plus attendues avec Noël ; mais cette année, je ne pars pas, je déménage. Assise en tailleur au beau milieu de ma chambre, entourée de vielles boites d’archives, je trie et re-trie les souvenirs amassés des années durant. Parmi eux, je retrouve un petit carnet de la taille d’un agenda, à la couverture cartonnée et fleurie.
Quelle surprise, je pensais l’avoir jeté celui-là !
Mon journal…
Je me rappelle l’avoir commencé lorsque j’avais quinze ans. Mon amie Isabelle qui tenait le sien, me l’avait offert afin que je puisse y noter mes joies, mes peines, mon quotidien… Tous mes secrets… Je l’avais même parfumé avec mon eau de toilette, un parfum fruité. Comme toutes les adolescentes à cette époque, j’en raffolais. Moi c’était pêche ou bien abricot, je ne sais plus…
Je rapproche de mon nez le précieux livret et avec stupéfaction, j’en découvre sa légère odeur sucrée. Je le regarde, osant à peine l’ouvrir, caressant sa couverture. Délicatement, je glisse un doigt entre les premières pages, les soulève. Le journal s’ouvre…
Il accepte de me livrer une nouvelle fois ses secrets, au hasard des pages que je feuillette.
Lundi 29 juin 1981
Mon journal, je me décide enfin à t’écrire, griffonner quelques mots sur tes pages. C’est le premier jour des vacances et je me demande comment je vais pouvoir occuper mes journées. Deux mois et demi de congés, c’est plus de deux mois sans mes amies, sans Isabelle surtout. J’écoute la musique, je regarde la télé, je dessine… Voilà le programme en ce moment. Ah si ! On ira aussi visiter un ou deux châteaux de la Loire avec maman.
Et puis, dans une quinzaine de jours, nous partirons à la mer, en camping à l’Ile de Ré. Je me demande si je me ferai des amis là-bas, un petit ami… Un « GPS » comme dit souvent Isabelle.
Elle me manque. Elle est partie à Palavas-les-Flots rejoindre son père qui y vit depuis son divorce.
Je vais lui écrire, tout à l’heure…
Je joue aux cartes, je fais des réussites ; si je gagne, mon vœu se réalisera, si je perds, tant pis… Souvent, mon vœu c’est d’avoir un « GPS »… Mais je pers les trois quart du temps.
Petite précision, « GPS » c’est l’abréviation de Garçon Parfait et Séduisant. C’est un code inventé par Isabelle, facile à retenir et à placer dans nos discussions entre fille.
Mercredi 15 juillet 1981
C’est le grand jour du départ. La remorque est attelée à la Ford Orion. Pour une fois maman a décidé de prendre l’autoroute pour aller plus vite. Enfin, pour avoir moins de route car maman ne conduit jamais vite. Avant Tours, un véhicule d’entretien de l’autoroute nous a fait signe de nous arrêter. On roule à 80 km heure et c’est dangereux. Il faut sortir dès que possible et en attendant rouler avec les warnings sur la bande d’arrêt urgence. La honte…
17 heures maman est trop fatiguée. Elle préfère s’arrêter dès qu’on trouve un camping pour y passer la nuit et repartir le lendemain. Ironie du sort, c’est à « La Crèche » on l’on monte la tente.
J’ai écrit à Isabelle mais je n’ai pas eu de réponse, peut-être à mon retour.
Vendredi 7 août 1981
Cher journal, je t’ai un peu délaissée c’est dernier temps… Pas le temps… Pas envie… J’ai reçu une lettre de Florence mais je n’ai toujours pas de nouvelles d’Isabelle. Elle doit bien s’amuser là-bas dans le sud, elle a la plage, la mer, le soleil tous les jours… Quelle chance ! Ici, il n’y a rien à faire !
J’ai commencé un nouveau dessin avec mes pastels, celles offertes par mon pépé. Il trouve que j’ai un joli coup de crayon mais maman ne souhaite pas que je fasse des études artistiques ; elle pense que cela ne débouche pas vers un travail sérieux.
Allongée sur la pelouse, je regarde le ciel bleu avec un peu de tristesse. Le bilan de ce premier mois est loin d’être fantastique. Pas de « GPS », pas d’Isabelle, seulement mes frangines et mon frère. Ma sœur aînée a un petit copain, elle le voit presque tous les jours car il a une mobylette et ainsi il peut venir dans notre patelin paumé. Mon autre sœur passe cet après-midi chez sa copine Patricia ; normal, elle habite à 500m. Moi, ma copine, elle est trop loin…
Maman m’appelle, le facteur est passé, il y a une lettre pour moi. J’enfile mes tongs et cours la rejoindre. C’est sûrement Isabelle.
Samedi 8 août 1981
J’ai enfin reçu une lettre d’Isabelle. Elle passe de superbes vacances avec son frère, son père et sa nouvelle fiancée. C’est une très jolie femme, blonde aux yeux verts, qui aurait beaucoup de sensualité selon les mots d’Isabelle. Elle a presque dix ans de différence avec son père et ils envisagent de se marier, peut-être l’année prochaine.
Je suis contente car elle rentre après le 15 août. Je vais demander à maman si elle est d’accord que je l’invite à la maison.
Demain, on ira faire les courses pour la rentrée scolaire. Il n’y a pas trop de choses, c’est surtout des livres à acheter, à la bourse aux livres s’ils y sont, autrement on verra.
Cette année, je quitte le collège pour le lycée, la seconde, l’inconnu… Je ne connaîtrai pas grand monde là-bas, c’est la période où les chemins se séparent, chacun emprunte la route qu’il souhaite en fonction de ses orientations et du métier qu’il désire faire plus tard.
J’angoisse un peu de devoir affronter ce nouvel univers…
Je parcours encore quelques pages. Je sais qu’il est tard, que les cartons ne sont pas terminés, que j’ai pris un retard énorme, mais la rentrée scolaire de mes enfants approchant à grand pas, je ne peux m’empêcher d’aller voir plus loin, si j’avais écrit quelque chose sur cet évènement.
Jeudi 10 septembre 1981
C’est mon entrée au lycée. Maman a repris le travail et n’a pu m’emmener. J’ai pris le car à 13h00 ; d’ailleurs je n’avais pas le choix, il n’y en a qu’un seul l’après-midi pour aller en ville. La semaine dernière, on a repéré le chemin avec maman, afin que je ne sois pas perdue le premier jour.
J’étais très en avance, j’ai attendu seule dans la cours du lycée qui s’est vidée peu à peu de ses élèves, les premières, les terminales. Il ne devait rester que les secondes et les professeurs principaux venant les accueillir.
Isabelle est enfin arrivée et on n’a pas arrêté de discuter, jusqu’à ce qu’elle soit appelée. Pas moi… Je l’ai vu partir avec son groupe. J’ai senti mon cœur se serrer. Isabelle n’était pas dans la même classe que moi, on était séparée. J’avais envie de pleurer, assise sur ce banc, abandonnée, aucun visage autour de moi pour me rassurer. Je sentais les larmes venir, j’ai levé les yeux au ciel afin que personne ne sache qu’une pauvre gamine de 15 ans pleurait comme un enfant de 3 ans, rentrant en première année de maternelle.
Une fille est arrivée, très sure d’elle… C’était une redoublante, elle connaissait les lieux, elle n’avait peur de rien alors que moi je restais pétrifiée.
Un prof s’est approché, c’était mon prof principal. Une femme d’une quarantaine d’années, aux cheveux courts et bouclés, l’allure garçonne mais semblant malgré tout gentille. L’appel terminé, tout le monde a regagné la classe pour procéder au rituel des fiches administratives à remplir.
A la fin des cours, je n’ai pas retrouvé Isabelle. Elle a terminé plus tôt et était déjà repartie chez elle. Demain, il faut que je lui demande son emploi du temps.
La nostalgie du temps passé, des amis d’enfance, du collège, du lycée, ces moments intenses vécus ensemble… Ce passé quelque peu oublié, qui me revient en pleine face et me perturbe un tant soit peu. Je me rends compte à quel point le temps passe vite, trop vite.
Ces clichés pris sur le vif, il me semble que c’était hier, pourtant c’était il y a plus de 25 ans… Qu’il est loin ce temps où l’avenir était devant moi, tous ces projets, ces rêves qui fourmillaient dans la tête…
Je suis interrompu dans ma réflexion par ma fille entrant dans ma chambre. Elle a terminé de ranger ses affaires et s’inquiète de ne plus m’entendre faire du bruit.
- Ca va maman ?
- Oui, bien sûr…
- On ne dirait pas. On dirait que tu as pleuré…
- Non, non… C’est l’émotion… J’étais entrain de relire mon journal, celui que je tenais lorsque j’avais 15 ans.
- T’avais un journal ? dit-elle étonnée.
- Oui…
- Moi aussi j’en ai un mais je n’écris pas souvent.
- Tu devrais, tu seras contente de le relire plus tard.
- Ah non ! Si c’est pour pleurer ensuite et être triste, c’est pas la peine !
- Mais, c’est juste des larmes de bonheur. Je ne suis pas triste. Au contraire, je suis ravie de pouvoir revivre pendant quelques minutes, ces bouts de vie de mon adolescence, lui répondis-je en la serrant dans mes bras. C’est que du bonheur…
Cette note chez Les Impromtus Littéraires