25 novembre 2006
~° Rien n’est impossible - 1 °~
Un petit garçon, inquiet s’avance doucement, petits pas à petits pas vers la chambre de sa mère dormant paisiblement. Aucun bruit dans la maison, seul le souffle de sa respiration et bruit de ses mains cherchant à tâtons l’entrée de la pièce, viennent troubler le lourd silence régnant. S’arrêtant, il chuchote :
« Maman…, maman… mon réveil ne marche plus… »
La pièce baigne dans le noir d’une nuit d’automne ; seul un léger voile de lumière venant de la fenêtre occultée par un rideau à peine tiré, vient éclairer le visage de la femme endormie.
L’enfant s’approche du lit parental. Ne recevant aucune réponse, il escalade le lit et secoue les épaules de sa maman jusqu'à ce qu'elle se retourne. L'enfant la regarde étonné en disant :
- Maman...?
Tandis que la femme tout aussi étonnée lui réponds :
- Je ne suis pas ta maman… Qui es-tu petit bonhomme et que fais-tu chez moi ?
- Chez vous ? Mais je ne suis pas chez vous. C’est vous qui êtes chez moi ! dit-il d’un ton très grave par rapport à son age présumé.
- Non... Non... Tu te trompes mon petit bonhomme. C’est chez moi ici, je suis dans mon lit... dans ma chambre...
Tout en terminant sa phrase, la femme se tourne pour chercher l’interrupteur de la lampe de chevet se trouvant sur sa droite. La pièce est trop sombre pour démontrer à ce jeune intrus son erreur. Une fois la lumière allumée, il ne pourra que constaté sa méprise, pense-t-elle. Mais elle n’arrive pas à trouver cet interrupteur ; agacée, elle détourne son regard vers le chevet et constate que son radio-réveil n’affiche aucun chiffre.
- Flutte, l’électricité n’est toujours pas revenue ; qu’elle heure peut-il être ?
- Comment ? Que dites-vous ?
- La panne de courant. Il y a eu une panne de courant hier soir après que tu sois parti te coucher… C’est pour çà que ton réveil ne marche plus… Suis-je bête ; tu n’es pas mon fils tu ne peux pas te rappeler…
- Je ne comprends rien de ce que vous dites !
Le petit garçon, dont l’inquiétude ne pouvait être dissimulée, haussa le ton. Cette femme qui avait pris la place de sa mère dans sa demeure, lui tenait des propos totalement délirant. Pourtant, il figurait parmi les meilleurs élèves de sa classe, son instituteur le complimentait souvent pour sa vivacité d’esprit, l’aisance de son langage, toujours utilisé à bon escient. Mais là, il était désemparé, perturbé. La disparition de sa mère l’angoissait. Peu à peu son cœur se serra, sa gorge se noua, ses yeux le piquèrent… Au bout de quelques secondes, face à l’incapacité de cette femme à lui fournir une quelconque explication sur sa présence en ces lieux, il éclata en sanglots.
- Qu’avez vous fait de maman ? Où est ma maman ? Je veux ma maman. Maman, MAMAN, MA…MAN…
- Oh non, ne pleurs pas mon petit. Viens là, viens dans mes bras… On va la retrouver ta maman. Ne t’inquiète pas… Je suis là, moi... Je vais pouvoir t’aider, tu n’est pas tout seul.
Elle le pris dans ces bras, le câlina tout en le berçant doucement. Elle l’embrassa tendrement et lui murmura à l’oreille : « Calme toi mon p’tit bonhomme, calme-toi… Voilà, comme çà… c’est bien. Sèche tes larmes… Ne pleurs plus… »
Elle berça ce garçon qu’elle ne connaissait pas et qui devait être un peu plus âgé que son fils, ou bien à peine quelques années de plus. D’ailleurs, ce dernier devait se trouver à quelques mètres d’elle, entrain de dormir dans sa chambre, tout comme sa sœur aînée.
A cet instant, elle était très loin de se douter de l’expérience qu’elle était entrain vivre. La situation la surprenait, mais elle était tout à fait explicable. Cet enfant devait être celui d’un de ces voisins de palier, victime de somnambulisme. La porte des deux appartements n’était certainement pas fermée à clef, et l’enfant lors de son sommeil avait dû quitter l’un sans s’en rendre compte, pour pénétrer dans celui-ci, jusque dans sa chambre.
Commentaires
Un Roman?
Bonjour, Cassandrali, ça fait un bail...
J'ai éprouvé le besoin d'autre chose que le net.
Mais j'ai recréé un nouveau blog, dans une nouvelle communauté; nous organisons des défis. Si cela te tente...
Tu as écrit un vrai roman, dis-moi!
Alors je vais le savourer tranquillement, en commençant par le premier chapitre...
J'espère que tu vas bien,
Hélène.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=269381&pid=4391209
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :